Anthony Russo valide une critique tenace du MCU avant Avengers: Doomsday. Mauvais signe ? Pas forcément, vu le passif des Russo.
En bref
- Anthony Russo reconnaît la difficulté du MCU à équilibrer spectacle, attentes des fans et développement des personnages.
- Avengers: Doomsday sera confronté au même défi, notamment avec le retour de Robert Downey Jr. dans un nouveau rôle.
- Les frères Russo semblent toutefois bien placés pour relever ce défi, grâce à leur expérience sur plusieurs grands films du MCU.
Le plus intéressant autour de Avengers: Doomsday, ce n’est pas une rumeur de casting ou un teasing cryptique. C’est le moment où Anthony Russo a reconnu, noir sur blanc, que l’une des plus grosses critiques du MCU est légitime.
Quand le MCU admet son problème le plus agaçant
Depuis des années, une partie du public reproche à Marvel de faire grandir sa machine plus vite que ses personnages. Des héros iconiques, des crossovers gigantesques, des enjeux toujours plus gros, mais un développement parfois trop mince pour vraiment marquer.
Lors d’une séance de questions-réponses après une projection de Avengers: Endgame Encore, Anthony Russo a expliqué que cet équilibre entre ce que les fans attendent des personnages et une vraie évolution narrative reste très difficile à trouver. En gros, lui et Joe Russo avancent avec leur propre sensibilité de fans, parce qu’ils aiment ces figures et leur histoire de la même façon que le public.
Avengers: Doomsday n’échappera pas à ce casse-tête
Et c’est là que ça devient intéressant. Anthony Russo a aussi lié ce problème à Avengers: Doomsday, en évoquant brièvement le choix de Robert Downey Jr. pour incarner Victor Von Doom.
Autrement dit, le film à venir n’est pas en dehors du système. Il subit le même tiraillement que le reste du Marvel Cinematic Universe, entre fidélité à ce que les fans adorent déjà et besoin de renouvellement. Clairement, si vous espériez une rupture nette avec les vieux réflexes de la franchise, ce ne sera sans doute pas aussi simple.
Pourquoi ce n’est pas forcément une mauvaise nouvelle ?
Mais cet aveu n’a rien d’alarmant en soi. Au contraire.
Le pire, pour une franchise pareille, ce serait de ne pas voir le problème. Là, Anthony Russo montre qu’il l’a en tête au moment de fabriquer le prochain énorme chapitre du MCU. Ça ne garantit pas un miracle, pas de quoi fantasmer non plus, mais ça suggère au moins une tentative de tenir ensemble les deux camps, ceux qui veulent retrouver les codes connus et ceux qui réclament une vraie prise de risque narrative.
Le vrai filet de sécurité, c’est le CV des Russo
Bon, il y a aussi un détail qui compte pas mal. Les frères Russo ne débarquent pas de nulle part.
Ils ont signé Captain America: Civil War, Captain America: The Winter Soldier, Avengers: Endgame et Avengers: Infinity War. Et ce sont précisément des films souvent cités parmi les plus solides du MCU quand il s’agit de marier spectacle, enjeux de franchise et trajectoires de personnages.
Le défaut du MCU ne va pas disparaître par magie avec Avengers: Doomsday. Mais si ce chantier devait être confié à quelqu’un, difficile de trouver des mains plus sûres. Et vu l’état actuel de la franchise, c’est déjà beaucoup.