L’énorme illusion autour de la saga de l’Infini du MCU aggravée par Doomsday

Image d'illustration. Marvel Avengers DoomsdayMarvel / PR-ADN
Beaucoup de spectateurs adhèrent à une idée reçue majeure concernant l’Infinity Saga du MCU, sans toujours en mesurer les conséquences. L’arrivée de Doomsday dans les discussions complique encore la compréhension de cette période emblématique du cinéma Marvel.
Tl;dr
- Le lancement de Avengers: Doomsday suscite débat et attentes.
- La Saga de l’Infini n’était pas aussi cohérente qu’on le pense.
- La Saga du Multivers expose les limites de la stratégie Marvel.
Entre attentes et doutes : Marvel prépare Avengers: Doomsday
Depuis plusieurs semaines, la machine promotionnelle de Marvel s’est mise en route pour accompagner la sortie attendue de Avengers: Doomsday. À onze mois de la sortie en salles, déjà quatre teasers sont apparus aux côtés d’Avatar : De feu et de cendres, histoire de rallier un public au-delà des cercles d’initiés connectés. Il faut dire que l’effervescence autour du prochain Super Bowl, où l’on murmure qu’une bande-annonce complète pourrait surgir, entretient une certaine fébrilité… mais aussi son lot de débats quant à la réussite – ou non – de cette nouvelle phase.
L’illusion d’une cohérence narrative chez Marvel
Comparée à la très encensée Saga de l’Infini, la Saga du Multivers apparaît sous un jour bien plus critique. Pourtant, lorsqu’on gratte la surface, l’idée d’une narration parfaitement huilée sur 23 films relève plutôt du mythe soigneusement entretenu par le marketing. Les débuts du MCU étaient jonchés d’incohérences : par exemple, certaines scènes post-générique – celle de The Incredible Hulk, qui n’a jamais abouti au duel annoncé avec les Avengers ; ou encore celle de Thor, présentant Loki comme contrôlant déjà Dr. Selvig avant même l’intrigue principale – trahissent une construction narrative beaucoup plus improvisée qu’on ne veut bien s’en souvenir.
L’évolution du personnage de Thanos illustre parfaitement ces réajustements en cours de route : initialement façonné comme le « courtisan de la mort » fidèle aux comics, il finit dans Infinity War et Endgame avec des motivations radicalement différentes, pure création des scénaristes pour servir l’intrigue du moment.
Pivots créatifs et incohérences grandissantes dans la Saga du Multivers
En réalité, le chaos créatif n’est pas nouveau chez Marvel Studios. Ce qui change aujourd’hui, c’est que tout devient visible tant la production s’est accélérée. Les exemples récents ne manquent pas : des arcs narratifs incohérents – on pense à Scarlet Witch entre WandaVision et Doctor Strange in the Multiverse of Madness – aux règles changeantes concernant le fonctionnement même du multivers, difficile pour les spectateurs d’y trouver leur compte. De plus, le passage brutal du personnage central Kang à Doctor Doom trahit un manque criant de vision d’ensemble.
Voici quelques-unes des principales critiques formulées par les fans :
- Narration trop éclatée et absence d’élan dramatique clair.
- Pivots scénaristiques soudains sans explication crédible à l’écran.
- Difficulté à accorder autant d’indulgence que lors des précédentes phases.
L’heure des illusions perdues ?
Faut-il blâmer uniquement la pandémie ou les scandales récents ? Sans doute pas. La véritable différence tient peut-être au regard neuf que portent désormais les fans : moins enclins à pardonner les approximations, ils semblent avoir percé à jour le mirage du « plan parfait ». Rien ne dit que le prochain arc mutant échappera à ces défauts structurels ; mais désormais, l’exigence est là. Reste à voir si la magie opérera encore pour Marvel lors du lancement tant attendu de ce nouvel épisode…
