Les dessous de la rivalité entre Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone décryptés

Image d'illustration. Expendables 2Millenium Films / PR-ADN
Arnold Schwarzenegger et Sylvester Stallone, deux icônes du cinéma d’action, ont longtemps entretenu une rivalité légendaire à Hollywood. Retour sur les origines, les moments forts et les conséquences de cette mésentente médiatisée entre ces stars incontournables.
Tl;dr
- Rivalité féroce Stallone-Schwarzenegger dans les années 1980.
- Escalade médiatique et coups bas à Hollywood.
- Réconciliation et amitié affichée dès les années 2000.
Deux légendes, une rivalité hors norme
Difficile, pour ceux qui n’ont pas vécu la période en direct, de mesurer l’emprise exercée par Sylvester Stallone et Arnold Schwarzenegger sur le cinéma d’action des années 1980. À cette époque, l’écran débordait de testostérone : muscles saillants, fusillades interminables… La notion même de « héros » changeait de visage. Mais derrière les projecteurs, se dessinait une rivalité digne des plus grandes fresques hollywoodiennes.
Tout a vraiment commencé au mitan des années 1970. Alors que Stallone devenait un phénomène avec « Rocky », écrit en seulement trois jours, il croisait pour la première fois la route d’Arnold Schwarzenegger. Le premier contact, lors des Golden Globes 1977, donne le ton : entre petites piques et ego surdimensionné, chacun entend bien imposer sa présence. Plus qu’un simple affrontement de carrières, ce fut un jeu d’esprit, dont le documentaire « Pumping Iron » avait déjà donné un avant-goût du tempérament volontiers provocateur du futur « Terminator ».
Une guerre de records et d’insultes
La compétition se nourrit ensuite du box-office. Entre « Rambo » et « Commando », les deux acteurs redoublent d’ingéniosité pour surpasser l’autre – armes plus grosses, muscles plus découpés, corps-à-corps démesurés… Les médias s’en mêlent et attisent les flammes ; il ne s’agit plus seulement d’incarner le soldat invincible ou le barbare vengeur. On observe alors une surenchère spectaculaire : qui affichera le plus grand nombre de victimes à l’écran ? Qui fera exploser les recettes ? La tension culmine dans les années 1980, jusqu’à atteindre des coups bas dignes de romans-feuilletons hollywoodiens :
- Dénigrement dans la presse people.
- Doutes entretenus sur l’utilisation de doublures.
- Tentatives de sabotage professionnel via des rôles piégés.
À ce titre, on retiendra l’anecdote savoureuse où Schwarzenegger, par pure malice stratégique, manipule son rival pour qu’il accepte la comédie « Arrête ! Ou ma mère va tirer », un désastre public.
L’apaisement progressif puis la complicité retrouvée
Pourtant, la tempête finit par retomber. Dès le début des années 1990 — moment charnière marqué par l’ouverture commune du premier restaurant Planet Hollywood avec Bruce Willis — les deux géants mettent progressivement fin aux hostilités. Les clins d’œil moqueurs remplacent désormais les tacles assassins dans leurs films respectifs.
Au fil du temps, une complicité inattendue se dessine. Soutien mutuel lors des campagnes politiques ou reconnaissance publique lors de récompenses professionnelles : la hache de guerre est bel et bien enterrée. Et c’est finalement en partageant l’affiche (notamment dans « The Expendables » puis « Évasion ») que ces anciens rivaux offriront aux fans ce qu’ils attendaient depuis trente ans : voir réunis à l’écran ceux qui auront incarné à eux seuls tout un pan du rêve hollywoodien.
Aujourd’hui, leur amitié affichée témoigne que même les rivalités les plus féroces peuvent donner naissance à un respect sincère – voire à une authentique fraternité cinématographique.
