Les raisons du départ de David Leitch du projet Jurassic World Renaissance après Deadpool 2

Image d'illustration. Jurassic World RenaissanceUniversal Pictures / PR-ADN
Le cinéaste David Leitch, reconnu pour son travail sur Deadpool 2, ne dirigera finalement pas le prochain film de la franchise Jurassic World, intitulé Renaissance. Les raisons de ce départ suscitent l'intérêt des fans et du secteur cinématographique.
Tl;dr
- David Leitch a quitté « Jurassic World Renaissance » pour l’originalité.
- Leitch préfère créer de nouveaux univers plutôt que diriger des franchises établies.
- Gareth Edwards réalise finalement le film, succès critique et public.
L’attrait du nouveau : David Leitch fait le choix de l’originalité
Abandonner la réalisation d’un blockbuster aussi emblématique que « Jurassic World Renaissance » n’est jamais anodin, même pour un cinéaste reconnu tel que David Leitch. Pourtant, l’homme derrière « Deadpool 2 » ou « Bullet Train » a surpris Hollywood en se retirant du projet l’an dernier. Un choix mûrement réfléchi, à en croire ses confidences lors d’une interview accordée au The Hollywood Reporter, où il évoque la nécessité de privilégier la création de nouveaux univers cinématographiques.
L’envie d’indépendance et de création propre
Leitch, accompagné par sa partenaire et productrice Kelly McCormick, pilote aujourd’hui leur société 87North. Ensemble, ils défendent une ligne éditoriale claire : explorer des projets originaux, même face à la tentation irrésistible des grandes franchises. McCormick résume leur philosophie ainsi : « Si nous rejoignons un univers déjà établi, ce doit être au bon moment, pour les bonnes raisons. » La difficulté croissante à monter des films inédits les pousse à saisir chaque opportunité de nouveauté. Actuellement, Leitch tourne « How to Rob a Bank », une production originale pour Amazon MGM Studios, marquant ainsi sa volonté farouche d’innover.
Pourquoi délaisser une franchise milliardaire ?
L’aura du label Jurassic Park, renforcée par le retour du scénariste historique David Koepp, avait pourtant de quoi séduire. Mais diriger ce nouvel opus signifiait surtout accepter un rôle de simple exécutant (« gun-for-hire »), loin du degré d’inventivité recherché par Leitch. À ses yeux, impossible de s’épanouir dans un cadre aussi balisé.
D’ailleurs, la suite a démontré que son retrait ne fut pas préjudiciable. Universal confie finalement la caméra à Gareth Edwards, réalisateur remarqué avec « The Creator ». Pari gagnant : le film rencontre un véritable plébiscite en salles avec près de 850 millions de dollars récoltés dans le monde.
Nouvelles perspectives et envie d’empreinte personnelle
Étonnamment, Leitch ne renonce pas totalement aux adaptations : il planche désormais sur « Gears of War » pour Netflix. S’il ne s’agit pas d’une histoire totalement inédite, il s’offre ici plus de marge créative pour façonner sa vision propre. Une manière habile d’imposer sa patte tout en profitant des moyens offerts par les franchises populaires — un luxe rare dans une industrie souvent inflexible.
Pour ceux que le nouvel opus intrigue malgré tout, « Jurassic World Renaissance » est déjà disponible en précommande en 4K, Blu-ray ou DVD chez Amazon.
