Malgré la controverse, ce film de fantasy demeure l’un des plus grands succès d’Emma Watson hors Harry Potter

Image d'illustration. NoéDisruption Entertainment / PR-ADN
Bien qu’ayant divisé la critique à sa sortie, ce film de fantasy a su rencontrer un large public, figurant aujourd’hui parmi les œuvres les plus populaires d’Emma Watson en dehors de la saga Harry Potter.
Tl;dr
- Emma Watson brille dans le film polémique Noé.
- Noé s’éloigne du texte biblique, suscite débat.
- Gros succès commercial pour Watson et Aronofsky.
Un casting toujours sous les projecteurs
Depuis la fin de la saga cinématographique Harry Potter en 2011, ses principaux interprètes n’ont pas cessé d’attirer l’attention. Si certains, à l’image de Daniel Radcliffe, multiplient les rôles sur scène comme à l’écran, d’autres choisissent leurs projets avec plus de parcimonie. Rupert Grint, par exemple, fait des apparitions remarquées tant au cinéma (Knock at the Cabin) qu’à la télévision (Snatch). Quant aux acteurs secondaires tels que Tom Felton, ils poursuivent une carrière régulière – il figure récemment dans They Will Kill You aux côtés de Zazie Beetz.
L’ascension sélective d’Emma Watson
Cependant, c’est probablement Emma Watson qui suscite le plus d’intérêt depuis son passage dans la peau d’Hermione Granger. Son choix de filmographie post-Potter se veut sélectif mais marquant. Parmi ses onze films hors univers magique, on retrouve des réussites comme The Perks of Being a Wallflower, Little Women, ou encore le phénomène mondial qu’a été Beauty and the Beast. Mais c’est avec Noé, signé par le réalisateur controversé Darren Aronofsky, que l’actrice a véritablement divisé les spectateurs.
Noé, entre audace artistique et réactions contrastées
Sorti en 2014, le film Noé intrigue immédiatement par sa liberté vis-à-vis du texte biblique. Certains spectateurs ont été déconcertés dès l’apparition des « monstres de pierre » – une prise de distance assumée vis-à-vis du récit originel. D’ailleurs, le studio Paramount Pictures avait ajouté un avertissement dans sa communication : il s’agissait là d’une adaptation libre. Tandis que certains critiques lui reprochaient sa tonalité écologiste affirmée, d’autres saluaient justement cette audace.
Des libertés notables ont été prises avec la tradition : ainsi, la femme de Noé (incarnée par Jennifer Connelly) porte le nom traditionnellement attribué de Naameh alors que ce détail est absent du texte biblique ; inversement, le personnage de Tubal-cain (joué par Ray Winstone) se transforme en antagoniste central bien éloigné de ses origines scripturaires.
Pour clarifier ces écarts et faciliter la lecture du film par un public non spécialiste, on peut citer :
- L’ajout d’éléments fantastiques inédits comme les « rock monsters ».
- L’attribution de noms et rôles nouveaux aux personnages féminins.
- L’ancrage d’un message environnemental contemporain.
Bilan : une réussite commerciale malgré tout
Malgré ces choix risqués et un accueil mitigé chez certains croyants ou amateurs d’exactitude biblique, le pari s’avère payant pour ses auteurs. Avec plus de $359 millions récoltés dans le monde entier, le film devient le plus grand succès commercial pour Aronofsky devant son précédent triomphe, Black Swan. Pour Watson aussi, il figure parmi ses œuvres les plus lucratives – juste derrière l’intouchable adaptation Disney. Un film qui, quoi qu’on en pense, ne laisse personne indifférent.
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