En 2026, plusieurs films très attendus ont attiré les regards avant de décevoir après leur sortie. Pas toujours mauvais, rarement à la hauteur.
En bref
- 2026 a produit plusieurs déceptions très visibles
- Le hype a dépassé la qualité réelle
- Franchises et remakes montrent leurs limites
On pouvait espérer une année solide. À la place, 2026 rappelle une règle assez simple, le bruit autour d’un film finit souvent par lui compliquer la vie. Quand la promesse devient trop grande, un film simplement correct ressemble presque à un raté.
Quand le buzz vend plus que le film
Avec The Drama, tout semblait calibré pour accrocher. Un duo Zendaya et Robert Pattinson, un trailer très bien monté, puis le label A24, qui traîne cette image de studio capable de sortir des propositions plus audacieuses que la moyenne. Le film suit un couple apparemment parfait, jusqu’à une révélation qui fait dérailler la relation. C’était ça, le crochet, la curiosité. Sauf qu’une fois en salle, beaucoup ont eu le sentiment que le marketing vendait un objet plus provocant que le film lui-même. Les performances restent excellentes, mais ce drame romantique va dans des directions étranges et parfois franchement inconfortables, sans devenir aussi marquant qu’attendu.
Autre cas, plus discret mais parlant, The Bride!. Le projet de Maggie Gyllenhaal, porté par Christian Bale et Jessie Buckley, reprenait Frankenstein via une variation inspirée de Bride of Frankenstein de 1935, déplacée dans le Chicago des années 1930. Horreur, romance, chaos, angle gangster, touches musicales, tout ça après le film très salué de Guillermo del Toro. Sur le papier, pas mal de raisons d’y croire. Le problème, c’est l’empilement. Le film a rapporté environ 22 millions d’euros (24 millions de dollars) pour un budget estimé à 74 millions d’euros (80 millions de dollars), et l’impression dominante a été la même, trop d’idées, pas assez de ligne claire.
Les franchises n’ont plus droit à l’approximation
Du côté de Supergirl, l’élan venait de Superman. Malgré les divisions entre fans de la vision de James Gunn et celle de Zack Snyder, le nouveau DCU semblait avoir du potentiel. Milly Alcock incarne Kara Zor-El, confrontée à un drame puis à l’attaque de Krem, joué par Matthias Schoenaerts, avec en bonus l’arrivée très attendue de Lobo sous les traits de Jason Momoa. Résultat, un film jugé divertissant mais brouillon, trop générique, trop chargé, incapable d’équilibrer vengeance, deuil, humour et aventure. Le box-office suit la même logique, environ 116 millions d’euros (126 millions de dollars) pour un budget proche de 157 millions d’euros (170 millions de dollars).
Et puis il y a Scream 7. Le retour de Neve Campbell, celui de Matthew Lillard, avec Kevin Williamson, scénariste du premier film, avaient nourri l’idée d’un vrai retour aux sources. Sidney y affronte encore Ghostface, tandis que sa fille devient la nouvelle cible. Le film a signé le plus gros démarrage de la saga, mais ce n’était pas censé être juste un succès commercial. Une bonne partie du public et de la critique lui a reproché de miser surtout sur la nostalgie, sans retrouver l’inventivité méta qui faisait l’identité de la série.
Le remake de trop pour Disney
Le cas Moana en live-action est peut-être le plus révélateur. Le dessin animé avait déjà cartonné, sa suite de 2024 aussi, et Disney a remis la machine en route avec Catherine Laga’aia dans le rôle principal. Sauf que reprendre presque la même histoire, le même voyage océanique, ne suffisait pas. Les critiques ont visé le CGI et l’étalonnage des couleurs, accusés de vider le film du charme de l’animation. Le remake a tout de même généré environ 258 millions d’euros (280 millions de dollars), mais pour une adaptation Disney au budget massif, c’est un signal assez net. Le vrai sujet, au fond, c’est peut-être celui-là, le public accepte encore les grandes marques, mais il demande désormais une raison concrète de revenir.