Le nouveau film DC avec Milly Alcock démarre sous pression. Entre budget élevé, projections prudentes et comparaison avec Superman, la marge est mince.
En bref
- Supergirl coûte environ 145 millions d’euros
- Le film devrait viser 425 à 425+ millions
- Le démarrage attendu inquiète déjà Warner Bros.
Le vrai sujet, ce n’est pas seulement l’arrivée de Supergirl au cinéma ce soir. C’est son addition. Et elle est salée.
Le nouveau film de DC Studios, porté par Milly Alcock dans le rôle de Kara Zor-El, arrive avec une pression très concrète. Pas de quoi paniquer tout de suite, mais les chiffres racontent déjà quelque chose. Le long-métrage de Craig Gillespie aurait coûté environ 145 millions d’euros (170 millions de dollars), sans compter la promo.
Une barre financière bien plus haute qu’il n’y paraît
Dans le cinéma de studio, le budget affiché ne dit jamais tout. Les salles gardent en gros près de la moitié des recettes, et la campagne marketing d’un blockbuster coûte très cher. Même en imaginant un lancement particulièrement serré chez Warner Bros., avec moins de 85 millions d’euros de promotion (100 millions de dollars), l’investissement total tournerait encore autour de 213 millions d’euros (250 millions de dollars).
Avec la règle approximative souvent utilisée à Hollywood, un film doit rapporter environ 2,5 fois son budget de production pour être considéré comme un vrai succès. Pour Supergirl, cela place le cap vers 361 millions d’euros (425 millions de dollars) au box-office mondial. Et si l’on raisonne en simple retour à l’équilibre avec marketing compris, on grimpe plutôt à 425 millions d’euros (500 millions de dollars).
Le studio peut sourire avant la rentabilité, mais pas encore gagner
Ce qui est intéressant, c’est l’écart entre la finance et la communication. D’après des informations relayées par The Wrap, des personnes au sein du studio jugeraient qu’un total supérieur à 255 millions d’euros (300 millions de dollars) serait déjà une victoire.
Sauf qu’à ce niveau, Supergirl ne serait pas rentable par ses seules entrées. Oui, les revenus peuvent continuer ensuite via la VOD, le streaming ou le DVD. Mais on ne produit pas un film de super-héros à 145 millions d’euros pour simplement limiter la casse. Clairement, l’attente va plus loin.
Les premières projections renvoient à de mauvais souvenirs
L’autre problème, c’est la comparaison interne. L’an dernier, Superman avait démarré à environ 106 millions d’euros (125 millions de dollars) sur le marché domestique, avant de finir à 524 millions d’euros (618 millions de dollars) dans le monde. Ici, les premières estimations placent Supergirl autour de 43 millions d’euros (50 millions de dollars) pour son lancement domestique. Moins de la moitié.
Et là, les parallèles deviennent moins confortables. The Flash avait ouvert à environ 47 millions d’euros (55 millions de dollars) puis terminé à 230 millions d’euros (271 millions de dollars). Black Adam, lancé à 57 millions d’euros (67 millions de dollars), n’avait même pas atteint 340 millions d’euros (400 millions de dollars) au global. Si ça tourne vraiment mal, la trajectoire pourrait rappeler The Marvels, parti à 39 millions d’euros (46 millions de dollars) pour finir à 175 millions d’euros (206 millions de dollars).
Même l’accueil critique n’allège pas la pression
Mais il y a aussi un signal moins comptable. Sur Rotten Tomatoes, Supergirl affiche pour l’instant 56 % côté critique. Ce n’est pas rédhibitoire, mais ce n’est pas non plus le genre d’élan qui porte un film au-delà des fans déjà convaincus.
DC continue d’élargir son univers, sous l’impulsion de James Gunn et Peter Safran. Sauf que cette fois, le film va devoir être aidé par bien plus que son symbole. Ce qui se joue ici, ce n’est pas juste le sort de Supergirl, c’est la tolérance du public face à un genre où chaque lancement pèse désormais très lourd.