Predator : Badlands prépare le terrain pour la prochaine suite dans l’univers de Dan Trachtenberg

Image d'illustration. Predator Badlands20th Century Studios / PR-ADN
Le nouveau film Predator: Badlands, réalisé par Dan Trachtenberg, prépare habilement le terrain pour une suite, en posant les bases d’un univers élargi et en introduisant des éléments qui pourraient orienter les prochains développements de la franchise.
Tl;dr
- Fin de « Badlands » laisse la suite incertaine.
- La franchise « Predator » privilégie l’imprévisible et le renouveau.
- Crossover ou nouvel axe : l’avenir reste ouvert.
Un avenir incertain, mais prometteur pour la saga « Predator »
Le dernier opus, « Predator: Badlands », a laissé les fans sur une note familière : une promesse sans certitude. La conclusion, qui met en scène le nouveau clan Wolf – rassemblant les Yautja, Dek, Thia (une synthétique Weyland-Yutani incarnée par Elle Fanning) et le jeune Bud – affronte la menace latente de la Mère de Dek, restée hors champ. Cette fin, agissant presque comme une scène post-générique, semble appeler à un nouveau chapitre… mais dans l’univers de Predator, rien n’est jamais aussi simple.
Cliffhangers et fils narratifs suspendus : un choix assumé
On pourrait croire que ce genre de dénouement annonce immanquablement une suite. Pourtant, cette franchise se distingue justement par ses nombreuses histoires restées en suspens. Si les deux premiers films proposaient des conclusions relativement closes, à partir de « Predators » en 2010, la tendance a changé. Royce et Isabelle demeuraient isolés sur une planète-chasse sans espoir immédiat d’évasion ; plus tard, « The Predator » introduisait une technologie baptisée « Predator Killer », laissant présager un affrontement futur qui n’a pas encore vu le jour. Même « Prey » et « Killer of Killers » multiplient les intrigues non résolues, qu’il s’agisse du sort de Naru ou d’alliés humains comme Kenji et Torres.
Face à cette accumulation de cliffhangers non résolus depuis des années, il n’est donc pas improbable que celui de « Badlands » connaisse le même sort – abandonné dans les limbes du récit pendant longtemps, voire pour toujours.
Croisements narratifs ou suites directes : quelles options ?
L’absence de trame fixe dans la saga offre un terrain fertile aux spéculations. Plusieurs scénarios émergent :
- Une suite directe à « Badlands »,
- un film réunissant les protagonistes d’opus différents,
- voire un crossover évènementiel façon Marvel avec retour potentiel des figures emblématiques via l’animation.
Mais attention aux fausses pistes : malgré la tentation du grand rassemblement (le fameux « troisième acte » évoqué par Dan Trachtenberg dans SFX Magazine), rien ne garantit ce type d’événement. En dépit des tendances actuelles aux univers partagés à la Marvel ou des crossovers déjà vus ailleurs (pensons à l’animation du style « Spider-Verse »), le réalisateur semble cultiver un goût pour les virages inattendus plutôt qu’une simple expansion horizontale façon Feige ou Gunn.
L’imprévu au cœur du succès
C’est précisément cette imprévisibilité qui fait vibrer la saga : chaque film ose des chemins neufs sans peur d’abandonner certains fils narratifs derrière lui. Que l’on retrouve bientôt Dek et sa meute ou que le prochain film prenne tout le monde à revers avec une nouvelle approche inventive, il demeure que la franchise « Predator » conserve ce rare pouvoir d’étonner – et c’est bien cela qui maintient la ferveur intacte autour de ces chasseurs venus d’ailleurs.
