Prime Video a confirmé une série RoboCop en huit épisodes. Bonne nouvelle pour les fans, sauf qu’un point crucial reste flou.
En bref
- Prime Video confirme une série RoboCop en huit épisodes
- Le projet semble proche d’un reboot, pas d’une suite
- Peter Weller pourrait revenir, sans garantie
La série RoboCop est bien réelle. Mais la question qui compte pour les fans, celle qui fait toute la différence, reste sans réponse, est-ce qu’on parle d’une suite au film culte ou d’un redémarrage complet ?
Une commande officielle, enfin
Amazon MGM Studios a validé une première saison de huit épisodes, attendue en exclusivité sur Prime Video. À l’écriture et à la supervision, on retrouve Peter Ocko, connu pour Lodge 49 et Pushing Daisies. James Wan produira la série, tout comme Ed Neumeier, co-créateur et co-scénariste du film original.
Ce n’est pas un détail. Voir Neumeier associé au projet donne un peu de poids à la promesse de continuité spirituelle. Sauf que spirituelle ne veut pas dire narrative.
Le mot qui change tout, réimaginer
Ce qui trouble, c’est la façon dont Prime Video présente le projet. La communication insiste sur le statut culte du premier film, son mélange d’action, de satire et de science-fiction, puis parle d’une propriété idéale à réimaginer pour une nouvelle ère de télévision. Pour des fans de Paul Verhoeven, ça sonne franchement comme un reboot.
Le résumé officiel ne tranche pas. On y suit un immense conglomérat technologique qui persuade une ville d’intégrer un robot ultra-puissant à sa police, un robot portant la conscience d’un officier adoré tombé en service. En gros, c’est presque la matrice du film de 1987.
James Wan explique que Peter Ocko a une vision singulière et une approche audacieuse du récit. Il ajoute, en français, vouloir « honorer ce qui a rendu l’original iconique et montrer sa pertinence dans notre monde moderne guidé par la technologie, tout en construisant quelque chose d’incontestablement neuf pour un public mondial ».
Le poids écrasant du film de 1987
C’est là que le sujet devient sensible. La franchise RoboCop a survécu, oui, mais rarement au même niveau que le premier film. Même les fans indulgents avec RoboCop 2 ou RoboCop 3 admettent que l’écart est net. Et les passages précédents à la télévision n’ont pas vraiment changé la donne.
Il y a aussi le précédent de 2014. Le reboot porté par Joel Kinnaman a fait un score correct au box-office, avec un accueil critique mitigé, sans relancer durablement la machine. Le problème est simple, remplacer Peter Weller dans la tête du public, ce n’est pas juste recaster un héros. C’est toucher à une icône.
Pourquoi cette série sera surveillée de très près
Depuis le rachat de MGM en 2022, Amazon pioche à fond dans son catalogue, entre La Revanche d’une blonde, L’Affaire Thomas Crown, Voltron ou même le contrôle total futur de James Bond. RoboCop s’inscrit dans ce mouvement, mais avec une difficulté en plus, le matériau d’origine reste intouchable pour pas mal de monde.
Il y a quand même un élément qui retient l’attention. La série serait en développement depuis des années, et Peter Weller a déjà dit qu’un retour l’intéressait. Reste à savoir sous quelle forme. Et c’est probablement là que cette adaptation jouera bien plus qu’une simple nostalgie, sa capacité à prouver que les grandes licences des années 80 peuvent encore parler du présent, sans se contenter de recycler leur armure.