Quand Jurassic World Rebirth rend involontairement hommage à Indiana Jones

Image d'illustration. Jurassic World RebirthAmblin Entertainment / PR-ADN
Le nouveau film de la franchise Jurassic World a intégré, sans l’avoir explicitement cherché, des éléments rappelant l’esprit des aventures d’Indiana Jones, suscitant chez les fans un parallèle inattendu entre les deux univers emblématiques du cinéma.
Tl;dr
- Gareth Edwards s’inspire d’Indiana Jones pour une scène clé.
- Une ouverture originale, plus sombre, a été écartée.
- Le clin d’œil à Indy surprend le producteur Frank Marshall.
Quand les dinosaures croisent le chapeau d’Indiana Jones
Derrière l’aventure de Jurassic World: Rebirth, un hommage inattendu s’est glissé, tissant un lien évident avec la saga mythique d’Indiana Jones. Il suffit parfois d’une idée en apparence anodine pour faire ressurgir tout un pan de la pop culture. En quête d’une scène marquante, le réalisateur Gareth Edwards n’a pas hésité à puiser dans l’univers du célèbre archéologue au fouet.
En décortiquant la séquence phare auprès d’Empire, Edwards raconte comment il a imaginé le personnage du Dr. Henry Loomis – campé par Jonathan Bailey – dérobant discrètement un œuf de Quetzalcoatlus dans son nid. Au départ, le décor se voulait plus classique : un nid perché en haut d’une falaise. Mais rien ne semblait vraiment palpitant dans cette configuration. L’idée fait alors son chemin : pourquoi ne pas transposer l’action dans une grotte au parfum précolombien ? D’un coup, impossible de ne pas penser à « cette scène » où Indy échange la statuette dorée contre un sac de sable, sous le regard vigilant des pièges incas.
L’hommage assumé et les clins d’œil subtils
Edwards lui-même l’avoue avec franchise : dès qu’un motif inca s’invite sur le plateau, l’esprit de Raiders of the Lost Ark surgit sans crier gare. Et pour cause : ces deux univers partagent bien plus qu’une poignée de talents communs — on pense notamment à David Koepp, scénariste prolifique ayant œuvré sur les deux franchises — ou au choix avorté de confier à Harrison Ford, alias Indy, le rôle du Dr Alan Grant.
Les liens entre ces sagas sont donc loin du hasard. Sur le tournage même, lorsque le producteur historique Frank Marshall, déjà à la manœuvre sur Indiana Jones, découvre ce clin d’œil, sa réaction spontanée résume tout : « Oh ! » Un mélange de surprise et de reconnaissance, tant l’imbrication des univers semble évidente, mais parfaitement dosée.
Derrière la version finale, des choix artistiques radicaux
Mais voilà : chaque idée forte possède ses revers et ses arbitrages. À l’origine, Edwards avait imaginé une ouverture bien plus grave pour son film : des tribus autochtones assistant impuissantes à la destruction de leur forêt par la construction du laboratoire. Le symbole aurait été fort… mais trop lourd pour les studios, qui préférèrent finalement une entame axée autour d’un banal emballage de Snickers bloquant une porte et modifiant malgré lui le destin du redoutable Distortus Rex.
Les fans auront reconnu ici et là des allusions discrètes ou appuyées à l’univers créé par Spielberg et Lucas. Reste que derrière les références et les anecdotes croustillantes se dessine aussi la preuve qu’à Hollywood – parfois – l’aventure finit toujours par trouver sa voie.
