Quand l’annulation d’un film avec Jim Carrey permettait à un fan de décrocher 5 000 $ chez Nintendo
Après l’annulation d’un film mettant en vedette Jim Carrey, un objet promotionnel lié à ce projet a été vendu pour 5 000 dollars. L’acheteur, un collectionneur passionné par Nintendo, a ainsi obtenu une pièce rare et convoitée.
Tl;dr
- Concours « The Mask II » : prix jamais remis.
- Le gagnant reçoit finalement 5 000 $ de Nintendo.
- Une suite au film sortira, sans Jim Carrey.
Quand le rêve hollywoodien tourne court
Au milieu des années 1990, l’industrie du divertissement vibrait au rythme de concours sensationnels. L’un d’eux, organisé par Nintendo Power en partenariat avec New Line Cinema, promettait à ses lecteurs une récompense inédite : apparaître dans la suite du célèbre film « The Mask ». Mais pour Nathan Ryan Runk, le lauréat originaire du Maryland, l’histoire prit un tout autre chemin que prévu.
Désillusions et rebondissements inattendus
L’enthousiasme était pourtant palpable. En 1994, le succès commercial de « The Mask » — plus de 350 millions de dollars récoltés pour un budget modeste — laissait présager une franchise florissante. Le studio, adepte des séries à rallonge après « A Nightmare on Elm Street », semblait prêt à remettre ça. Pourtant, à mesure que le projet prenait forme sur le papier, il se délitait dans la réalité. Entre-temps, les carrières de ses têtes d’affiche explosaient : Cameron Diaz filait vers d’autres comédies à succès, tandis que Jim Carrey devenait incontournable à Hollywood. Les plans pour « The Mask II » sombraient dans l’oubli.
L’étrange lot de consolation offert par Nintendo
Pour Nathan Runk, l’aventure s’est soldée par une attente interminable, émaillée de quelques nouvelles d’un projet sans cesse repoussé. Finalement, en novembre 1996, il apprend que le tournage est abandonné sine die. Pourtant, grâce aux petites lignes du règlement du concours, Nintendo lui propose un choix insolite :
- Patienter indéfiniment dans l’espoir improbable que le film voie le jour ;
- Ou repartir immédiatement avec un chèque de 5 000 dollars.
Runk tranche sans hésiter : « I took the cash. Absolutely the right call! ». Quelques jeux vidéo et un blouson siglé plus tard (cadeau dont l’existence reste mystérieuse), il tourne la page — non sans une mention d’excuses dans le dernier numéro du magazine.
L’ironie d’une suite tant attendue… et tant décriée
Dix ans après cette aventure rocambolesque, un successeur voit bel et bien le jour sous le nom de « Son of the Mask », mais sans aucune star du premier volet. Le résultat ? Un échec critique retentissant (à peine 6% sur Rotten Tomatoes) qui conforte Runk dans son choix pragmatique. Et si un jour les stars originales rempilent vraiment pour une nouvelle suite ? Peut-être regrettera-t-il alors sa décision — mais comme disait The Mask lui-même : « You can’t make the scene if you don’t have the green. »
