Le film de Zach Cregger semble cohabiter avec Resident Evil 2, sauf qu’un détail moderne casse tout. Oui, la timeline déraille un peu.
En bref
- Le film semble situé à notre époque
- Ça contredit Resident Evil 2, daté de 1998
- Mais l’essentiel est ailleurs pour beaucoup de fans
Les zombies, dans Resident Evil, posent presque moins de problèmes que les téléphones portables. C’est ce détail-là, très concret, qui complique la place du nouveau film de Zach Cregger dans la chronologie des jeux. Et pour les fans de canon, oui, ça coince.
Le détail moderne qui fait dérailler Raccoon City
Le film ne donne jamais de date précise. Pourtant, son cadre paraît clairement contemporain, simplement parce que les personnages utilisent des smartphones. Rien d’anormal pour un film pensé comme une œuvre autonome. Le souci arrive quand on essaie de le raccorder proprement aux jeux.
Pourquoi ? Parce que la catastrophe montrée à l’écran renvoie très directement à la chute de Raccoon City. Or, dans les jeux, cet événement est lié à Resident Evil 2, qui se déroule en 1998. Vous voyez le nœud. Si le film ressemble à une histoire moderne, il ne peut pas entrer sans frottement dans cette période-là.
Ce que Zach Cregger voulait vraiment faire
Ce décalage devient encore plus visible à cause d’une précision donnée par Zach Cregger lui-même. Le réalisateur expliquait qu’il voulait faire un film qui retrouve son expérience de joueur et qui puisse exister dans le monde de Resident Evil. Dans son esprit, l’intrigue se déroulerait en parallèle de Resident Evil 2, avec d’autres personnages, engagés dans une autre mission ailleurs dans la ville.
Bref, l’idée n’était pas de reprendre les héros des jeux pour recopier leur trajet scène par scène. Le projet visait plutôt une proximité de sensation et de monde. C’est une distinction importante, parce qu’elle change la grille de lecture.
Une contradiction réelle, mais pas décisive
Il y a donc bien une contradiction. Pas énorme à l’écran si vous regardez le film seul, mais réelle dès qu’on le compare aux repères des jeux. Et pourtant, on peut défendre l’idée que cette incompatibilité est secondaire.
D’abord parce que le film choisit une histoire originale avec de nouveaux personnages, ce qui l’allège de pas mal de devoirs de continuité. Ensuite parce que son enjeu n’est pas de devenir un puzzle chronologique de plus. Il veut raconter la chute de Raccoon City, pas satisfaire chaque case d’un wiki.
Le plus fidèle n’est peut-être pas là où on l’attend
C’est là que le film devient intéressant. Il ne colle pas parfaitement à la timeline, mais il retrouverait très bien ce que beaucoup associent à Resident Evil, la peur d’entrer dans une pièce sombre, la tension liée aux ressources limitées, puis le soulagement de mettre la main sur une nouvelle arme.
Et quand on connaît l’histoire des jeux, déjà chargée en retcons et en raccords parfois bancals, ce petit flou paraît presque logique. Disons que la vraie fidélité n’est pas forcément dans la date inscrite sur le calendrier. Elle est dans la manière dont le film comprend ce que jouer à Resident Evil a toujours produit chez les fans, une angoisse précise, physique, immédiatement reconnaissable.