Resident Evil : un reboot au cinéma sans ses icônes cultes

Resident Evil
Image d'illustration. Resident Evil — Columbia Pictures / PR-ADN

Le reboot cinéma de Resident Evil laissera Leon et Jill de côté. Zach Cregger assume un choix cohérent, mais loin d’être sans risque.

En bref

  • Zach Cregger a écarté Leon et Jill du nouveau film Resident Evil.
  • Le film suit un nouveau héros, Bryan, dans une histoire centrée sur la survie pendant une épidémie.
  • Ce choix simplifie l’univers mais mise sur l’ambiance et le réalisateur, au risque de perdre une partie des fans de la saga.

Leon S. Kennedy et Jill Valentine ne seront pas dans le nouveau Resident Evil prévu en 2026. Pour beaucoup de fans, c’est le genre d’annonce qui fait lever un sourcil. Pourtant, sur le fond, le raisonnement de Zach Cregger tient franchement la route.

Pourquoi les visages cultes restent hors champ ?

Le réalisateur du nouveau film Resident Evil a expliqué dans Empire qu’ajouter ces personnages à cette histoire aurait eu un côté artificiel, et qu’il voulait faire passer le récit avant le fan service. Son film suivra donc Bryan, incarné par Austin Abrams, un coursier médical pris dans une lutte pour survivre quand une épidémie virale explose.

Et le point de départ change tout. Zach Cregger décrit Bryan comme un type pas taillé pour ce monde, pas un héros de jeu vidéo formaté pour dégommer du monstre, mais quelqu’un sans compétences de combat et largement inapte à survivre. En gros, le film veut coller à une vraie sensation de survival horror, vue depuis le chaos, pas depuis des icônes déjà installées.

Un univers trop chargé pour une simple porte d’entrée

Depuis 1996, l’univers Resident Evil de Capcom a gonflé dans tous les sens. Umbrella Corporation n’est plus juste une menace locale, mais un conglomérat mondial bardé de laboratoires souterrains et de programmes d’armes biologiques. Pas exactement le décor le plus simple à résumer en deux heures.

Le vrai problème est là. Des figures comme Albert Wesker, Chris Redfield ou Jill Valentine ont trimballé des décennies d’évolution, passant de survivants isolés à agents affrontant le bioterrorisme à l’échelle globale. Si vous les glissez dans une origin story autonome, vous devez soit expliquer énormément, soit faire semblant que tout le passé n’existe pas. Dans les deux cas, ça coince.

Les nouveaux spectateurs risqueraient d’être largués par la masse de backstory. Les vieux fans, eux, pourraient trouver l’exposition interminable. Résultat ? Le choix de repartir avec un personnage inédit paraît bien plus propre.

Le bon choix sur le papier, le pari au box-office en vrai

Mais il y a un prix à payer. En évitant l’adaptation directe d’un jeu précis et en laissant de côté les héros les plus connus, ce reboot abandonne aussi une partie de l’argument nostalgie qui aide souvent les films tirés du jeu vidéo à démarrer fort.

Du coup, le projet repose surtout sur l’ambiance et sur le crédit de son metteur en scène. Et là, Zach Cregger arrive avec un vrai capital confiance dans l’horreur. Après Barbarian, il a signé Weapons, qui a rapporté 270 millions de dollars pour un budget de 38 millions de dollars. Ce n’est pas une garantie absolue, jamais, mais ça explique pourquoi ce pari paraît moins absurde qu’il en a l’air.

Le nouveau Resident Evil sortira au cinéma le 18 septembre 2026. Sans Leon. Sans Jill. Et clairement, c’est là que le film joue sa crédibilité.

CodexZéro

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