Ryan Gosling en Ghost Rider : le pari le plus sombre du nouveau MCU

Ghost Rider
Image d'illustration. Ghost Rider — Marvel / PR-ADN

Ryan Gosling sera le nouveau Ghost Rider du MCU en 2028. Bonne nouvelle, à une condition: Marvel ne doit surtout pas lisser son côté horreur.

En bref

  • Ryan Gosling sera Ghost Rider en 2028.
  • Le film doit miser sur l’horreur.
  • Moins de vannes, plus de noirceur.

Le pari de Marvel Studios est là. Et il est assez simple à lire: Ryan Gosling en Ghost Rider, c’est un énorme coup de projecteur pour le MCU. Mais si le studio transforme ce personnage en machine à punchlines, ça peut se casser la figure très vite. À la San Diego Comic-Con 2026, il a été confirmé que Ryan Gosling tiendra le rôle principal d’un film réalisé par Shawn Levy, avec une sortie prévue en 2028.

Le vrai risque, ce n’est pas le casting

Sur le papier, le choix de Ryan Gosling intrigue et, franchement, il fonctionne. Le vrai sujet, c’est le ton. Dans les comics, Ghost Rider reste d’abord une créature d’horreur, un type lié à un démon, qui sort la nuit pour punir les coupables, le crâne noyé dans les flammes de l’enfer et son véhicule comme signature visuelle.

Son arsenal dit tout du personnage. Il y a notamment le « penance stare », ce regard qui force sa cible à ressentir la douleur brûlante de tous ses péchés. Pas exactement le genre de pouvoir qui appelle une petite vanne au milieu d’un combat.

Johnny Blaze n’a rien d’un héros léger

Si le film adapte bien Johnny Blaze, son histoire impose une vraie noirceur. Pour sauver son père adoptif, Crash Simpson, d’un cancer, il vend son âme au Diable. Sauf que le Diable respecte sa part à sa manière: Crash Simpson finit par mourir dans un accident de moto, et Johnny Blaze doit quand même fusionner avec le démon Zarathos.

Résultat? Un personnage rongé par la perte, la malédiction et la violence. Pas de quoi en faire un clone de héros Marvel qui plaisante pour désamorcer chaque scène lourde.

Ryan Gosling a exactement le registre qu’il faut

C’est là que le casting devient intéressant. Oui, Ryan Gosling sait être très drôle, que ce soit dans Barbie en Ken, dans The Nice Guys ou, plus récemment, dans Project Hail Mary, où il joue aussi sur son talent pour les personnages un peu bouffons.

Mais son meilleur argument pour Ghost Rider, il est ailleurs. Drive, clairement. Son chauffeur mutique, glacé, solitaire, capable de basculer dans une brutalité sèche, colle bien plus au personnage. Même chose avec The Place Beyond the Pines ou Blade Runner 2049: Ryan Gosling excelle quand il joue des hommes fermés, abîmés de l’intérieur.

Un personnage Marvel né du virage horreur des années 1970

Ce n’est pas un détail de lore pour fans obsessionnels. Johnny Blaze naît en 1972 sous la plume de Gary Friedrich et Roy Thomas, avec le dessin de Mike Ploog, au moment où Marvel pousse davantage ses figures horrifiques, comme Blade ou Werewolf by Night, pendant que le Comics Code Authority desserre un peu l’étau posé depuis 1954 sur les vampires et les loups-garous.

Et puis l’héritage est large: Danny Ketch, Robbie Reyes et sa muscle car enflammée, sans oublier Nicolas Cage au cinéma et Gabriel Luna dans la saison 4 d’Agents of S.H.I.E.L.D.. Bon, le message est limpide: Ghost Rider n’a jamais été conçu comme un héros lisse. Si Marvel Studios s’en souvient, ce film peut faire très mal, dans le bon sens.

CodexZéro

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