Le trailer montre déjà plusieurs adversaires, mais le grand méchant de Spider-Man: Brand New Day reste caché. Et une piste commence à écraser les autres.
En bref
- Le vrai méchant reste caché malgré le trailer
- Plusieurs théories misent sur mutations et possession
- William Metzger ressort comme piste la plus solide
On a déjà vu du monde dans Spider-Man: Brand New Day. La Main, Tarantula, Boomerang, Scorpion, plus un obscur adversaire lié aux X-Men. Et pourtant, le film continue de donner l’impression de retenir l’info la plus importante.
Tom Holland l’a lui-même soufflé récemment en expliquant que le méchant central du film était encore secret et, selon lui, inédit pour ce type de production. Vu sa réputation avec les spoilers, ce détail compte quand même.
Un film déjà saturé d’ennemis, et pourtant l’essentiel manque
Le point intéressant, c’est le décalage entre ce que montre la promo et ce qu’elle cache. Les bandes-annonces installent un récit autour des mutations, d’un Spider-Man dont les pouvoirs évoluent, et du personnage mystérieux de Sadie Sink. Mais elles ne désignent jamais clairement la figure qui tire les ficelles.
Résultat, beaucoup des vilains confirmés ressemblent plus à des obstacles, voire à des apparitions de montage, qu’au véritable cœur du conflit.
Les théories les plus fragiles disent quand même quelque chose du film
Certaines pistes collent bien aux thèmes du long-métrage sans vraiment coller aux images déjà vues. Spider-Queen, par exemple, a du sens si l’on regarde la logique de contamination génétique. Dans les comics, elle transforme New York en ruche arachnéenne. Mais l’échelle paraît trop énorme pour un film qui semble plus intime.
Même souci pour Jackal et Mr. Sinister. Tous deux renvoient à la manipulation de l’ADN, au clonage et à l’édition génétique. Sur le papier, ça marche. Dans le trailer, presque rien ne les annonce. Mr. Negative, lui, a pour lui son lien avec FEAST, donc avec l’univers de tante May, mais il manque encore une preuve concrète.
Reste un bloc plus étrange, mais pas absurde. Karma pour la possession, Shathra pour une menace plus mystique et multiverselle. Ce sont des théories séduisantes parce qu’elles relient les symptômes du film, les esprits contrôlés, les pouvoirs qui déraillent, sans régler toute l’équation.
Pourquoi Jean Grey et Tombstone ne suffisent pas
Le cas Jean Grey est fascinant. Si Sadie Sink l’incarne bien, alors Marvel prépare déjà la suite de sa saga mutante. Sauf qu’ici, tout la présente plutôt comme une adversaire. Ça peut être une pure feinte marketing, évidemment, surtout dans un genre qui adore faire commencer les alliances par une bagarre.
Mais si Holland parle d’un méchant que personne n’a vraiment identifié, difficile de croire que ce soit elle. Quant à Tombstone, joué par Marvin Jones III, son profil de caïd urbain est intéressant, sauf qu’il se raccorde mal au reste, ni aux mutations, ni à Jean Grey, ni à La Main.
La piste qui tient le mieux, de Bruce Banner à William Metzger
La théorie Bruce Banner n’est pas folle. Pas le Hulk, Bruce Banner. L’idée d’un scientifique qui demande à Peter Parker quelles mutations il faut supprimer, tout en utilisant lui-même un suppresseur ADN, a quelque chose de très sale. Le logo Stark Industries aperçu sur cet appareil renforce l’idée d’un agenda personnel, presque corporate, et d’une future trahison.
Mais la piste la plus solide reste William Metzger, incarné par Tramell Tillman. Dans les comics, c’est un petit antagoniste des X-Men, lié à une milice anti-mutants et au programme Sentinel. Dans le MCU, il dirige désormais le Damage Control. Si le film en fait le patron d’une politique de chasse aux mutants, avec une Jean Grey utilisée comme traqueuse psychique avant de s’échapper, tout s’aligne enfin. Et là, le vrai méchant ne serait plus un monstre isolé, mais une institution. Pour la suite de Marvel, c’est probablement l’idée la plus lourde de conséquences.