Avant The Big Bang Theory version CBS, un premier pilote bien plus étrange existait. Même duo central, mais des choix de personnages radicalement différents.
En bref
- Le premier pilote de The Big Bang Theory était très différent et CBS a demandé un nouveau pilote avant la diffusion.
- Sheldon, Katie et Gilda avaient des personnalités éloignées de leurs versions finales, tandis que Penny, Howard et Raj ont été ajoutés ensuite.
- Malgré ses différences, le pilote original contenait déjà l’essentiel de la série : l’humour, les personnages geeks et surtout la dynamique du groupe.
Le plus fou avec The Big Bang Theory, c’est que son premier pilote ressemblait déjà à la série, tout en trahissant presque tout ce qu’on allait aimer ensuite. Le duo Leonard–Sheldon était là. Le reste, beaucoup moins.
CBS a demandé un vrai reboot avant le lancement
À l’époque, CBS faisait quand même confiance à Bill Prady et Chuck Lorre. Les deux avaient déjà travaillé ensemble sur Dharma and Greg, et Chuck Lorre sortait d’une série de succès avec Cybil, Grace Under Fire et Two and a Half Men. Résultat, la chaîne a demandé un deuxième pilote de The Big Bang Theory plutôt que d’abandonner le projet.
Les créateurs ont alors gardé Johnny Galecki en Leonard Hoffstadter et Jim Parsons en Sheldon Cooper, puis ajouté Penny, Howard Wolowitz et Rajesh « Raj » Koothrappali. Le premier pilote démarrait pourtant comme celui diffusé, avec la scène de la banque du sperme et les discussions sur leur QI.
Un Sheldon méconnaissable, mais pas totalement
Là où ça déraille vraiment, c’est Sheldon. Cette version parle ouvertement de sexe. Leonard le chambre sur un magazine trouvé pendant le don, et les deux regardent même Katie quand elle se penche. Oui, ce Sheldon-là a aussi couché avec la partenaire de labo de Leonard pendant une convention Star Trek. Clairement, on est loin du personnage ensuite codé comme asexuel.
Mais il restait déjà des briques très solides. Sa place préférée au restaurant, choisie pour le temps d’attente, la température des plats et la protection contre le mauvais temps en hiver. Son besoin de demander à Leonard si Katie est sarcastique. Et son côté littéral, quand il la corrige parce qu’elle l’appelle « Skippy ».
Avant Penny, il y avait Katie, bien plus dure
Pas d’aspirante actrice dans l’immeuble. À la place, Leonard et Sheldon tombent sur Katie, assise sur un trottoir après avoir été larguée par un petit ami marié. Leonard lui paie un dîner, puis lui propose la chambre libre de l’appartement.
Sauf que Katie n’a rien de la chaleur de Penny. Elle demande s’ils ont l’habitude d’aborder des femmes en pleurs dans la rue, remballe Leonard, efface son tableau d’équations pour illustrer ses déboires amoureux, et finit par emménager avec une réplique sèche : « Où pourrais-je vivre gratuitement sans devoir coucher avec un loser ? ». Le public l’aurait jugée trop méchante. Franchement, on comprend pourquoi le studio a freiné.
Gilda révélait déjà le vrai carburant de la série
L’autre surprise, c’est Gilda, la partenaire de labo de Leonard. Nerd, maladroite socialement, intéressée par lui, jalouse de Katie, elle ressemble pas mal à une ébauche d’Amy Farrah Fowler. Et oui, c’est aussi avec elle que Sheldon a couché à la convention Star Trek.
Le plus intéressant arrive à la fin, dans un club. Katie les sort, Leonard pousse le groupe à danser, et leurs mouvements gênés attirent les regards. C’était déjà là, le meilleur morceau de la série : pas juste les blagues, mais la dynamique de groupe et cette façon d’assumer la culture nerd sans s’excuser. Le pilote original avait raté pas mal de choses. Il avait gardé l’essentiel.