Trente-deux ans plus tard, le MCU s’inspire ouvertement d’un épisode culte des Simpson

Image d'illustration. Les SimpsonDisney / PR-ADN
Plus de trois décennies après la diffusion d’un épisode culte des Simpson, l’univers cinématographique Marvel reprend aujourd’hui un concept emblématique de la série animée, suscitant la comparaison entre les deux franchises populaires auprès du grand public.
Tl;dr
- Wonder Man revisite la célébrité façon satire sombre.
- Un clin d’œil évident à l’épisode culte des Simpsons.
- Succès, déclin et dangers de la gloire fugace.
Le revers de la célébrité, version Marvel
Étonnant, mais vrai : le Marvel Cinematic Universe, si habitué aux triomphes au cinéma, peine encore à retrouver cette magie sur le petit écran. Certes, quelques réussites comme WandaVision ou Loki ont marqué les esprits. Pourtant, il fallait oser le pari d’un ton radicalement différent avec la mini-série Wonder Man. Ce nouvel opus sous bannière « Marvel Spotlight » s’aventure en territoire inattendu, avec une satire mordante de la notoriété moderne.
L’ascension et la chute d’un super-héros ordinaire
Impossible de rester indifférent devant l’épisode 4 intitulé « Doorman ». Ce flashback nous propulse dans le passé de DeMarr Davis (incarné par Byron Bowers), simple physionomiste de boîte de nuit dont l’existence bascule après un accident toxique impliquant la société Roxxon Corporation. Désormais doté du pouvoir étonnant de créer des portails dans son abdomen, DeMarr sauve plusieurs fêtards – dont le comédien Josh Gad. Ce sauvetage marque le début d’une ascension fulgurante : DeMarr devient garde du corps de stars, puis vedette du grand écran grâce à son alter ego « Doorman », superstar virale avec sa réplique signature « Ding Dong ! ».
Quand l’humour révèle une critique acerbe
Mais la roue tourne vite à Hollywood. Le public se lasse du gimmick, et Internet ne tarde pas à clouer DeMarr au pilori. Accusé d’être une coquille vide n’ayant qu’un seul tour dans son sac, il s’enfonce peu à peu dans l’autodestruction – alcool, drogue – jusqu’à provoquer par erreur la disparition de Josh Gad dans une dimension infernale. La sanction tombe : disgrâce totale et isolement imposé par les autorités. Un nouvel encadrement légal émerge alors : la fameuse « Doorman Clause », pour limiter l’accès des individus surhumains aux plateaux de tournage.
Voici ce que cette histoire illustre parfaitement :
- Célébrité éphémère : un trait marquant du star-system actuel.
- Dangers de la viralité : ascension soudaine suivie d’un rejet brutal.
- Mécanismes du show-business : intransigeance et oubli rapide des icônes passagères.
Bart Simpson en filigrane ?
Difficile en effet de ne pas songer à l’influence directe de l’épisode mythique des The Simpsons, « Bart Gets Famous ». Là aussi, une simple phrase prononcée sur un plateau propulse Bart au rang d’idole… avant que tout ne s’écroule aussi vite. Cette proximité thématique entre les deux œuvres va même jusqu’au clin d’œil assumé : le « Ding Dong ! » de DeMarr rappelle étrangement le fameux « Je n’ai rien fait ! » scandé par Bart.
Qu’il s’agisse de satire animée ou de super-héros revisités, le message reste limpide : derrière les paillettes et les buzz fugaces se cache souvent un gouffre. Ironie supplémentaire – et peut-être conclusion involontaire : aujourd’hui, tant The Simpsons que Wonder Man se retrouvent diffusés sur… Disney+.
