Un membre des Thunderbolts a failli incarner le grand méchant du film Marvel
Marvel avait initialement envisagé de placer un membre des Thunderbolts au cœur de l’intrigue en tant qu’antagoniste principal du film. Ce choix aurait profondément modifié la dynamique et l’orientation narrative du projet cinématographique.
Tl;dr
- John Walker a failli être le grand méchant.
- Sentry est finalement l’antagoniste principal du film.
- Walker devient un Avenger, pas un vilain.
Un projet Marvel en perpétuelle évolution
Au sein du vaste univers cinématographique de Marvel, les scénarios ne cessent d’évoluer jusqu’à la dernière minute. L’exemple le plus récent : « Thunderbolts* », dernier opus qui inaugure la conclusion de la Multiverse Saga. Avant d’arriver sur grand écran, ce film a connu bien des versions alternatives, dont certaines auraient pu radicalement changer le destin de certains personnages. D’après les confidences du coscénariste Eric Pearson, le sort de John Walker, alias U.S. Agent (incarné par Wyatt Russell), était loin d’être scellé.
John Walker : de potentiel antagoniste à héros réhabilité
Rappelons-nous : dans « The Falcon and the Winter Soldier », John Walker choquait par ses agissements violents. Sa trajectoire semblait alors bifurquer vers une véritable descente aux enfers… ou une potentielle rédemption. Or, selon Pearson, une version initiale du scénario faisait de lui l’ennemi principal que toute l’équipe devait affronter, manipulé par Valentina Allegra de Fontaine (Julia Louis-Dreyfus). Ce pivot narratif aurait fait de Walker une sorte de bombe à retardement, presque à la manière d’un Hulk incontrôlable — une idée évoquée lors d’un échange avec Screen Rant : « The original drafts of this had John Walker as the punching villain at the end… ». Finalement, cette approche n’a pas convaincu l’équipe créative sur le plan du ton ou de la cohérence émotionnelle.
Sentry s’impose comme menace principale
Le choix s’est finalement porté sur un autre personnage central : Sentry/The Void. Cet anti-héros tragique, fruit d’une expérience gouvernementale ayant mal tourné, offre à la saga un antagoniste mémorable — chose trop rare dans les récits Marvel récents. Pearson justifie ce revirement : « I want someone that they can’t beat in a punching fight and that they have to connect to in an emotional way. » Autrement dit, il s’agissait moins d’opposer les Thunderbolts à un simple adversaire physique que de leur offrir un défi psychologique et collectif.
Parmi les bouleversements scénaristiques notables figurent également le rôle marginal accordé à Taskmaster (Olga Kurylenko) — initialement prévue pour jouer un rôle majeur auprès de Walker mais finalement sacrifiée dès le premier acte.
L’heure de la rédemption collective
Au terme du film, c’est bien l’esprit d’équipe et la réhabilitation publique qui priment. Non seulement Walker participe activement à la chute de Sentry, mais il rejoint officiellement les rangs des nouveaux Avengers — renversant ainsi toutes les prédictions qui faisaient de lui un ennemi irrécupérable. Une victoire symbolique pour ce personnage longtemps controversé et qui laisse présager une présence durable dans le MCU jusqu’à « Avengers: Doomsday ».
Pour découvrir ces choix narratifs et leurs conséquences sur l’avenir des héros Marvel, « Thunderbolts* » est désormais en salles.
