Gal Gadot a fixé sa seule condition pour revenir en Wonder Woman. Le problème, c’est qu’elle renvoie DC Studios à une époque que Warner Bros. veut enterrer.
En bref
- Gal Gadot veut le retour de Zack Snyder pour reprendre le rôle de Wonder Woman.
- James Gunn et Peter Safran veulent tourner la page du Snyderverse avec un nouveau DC.
- Le retour de Gal Gadot paraît donc très improbable.
Le vrai sujet, ce n’est même pas le retour de Gal Gadot. C’est sa condition. Pour rejouer Wonder Woman, l’actrice israélienne a expliqué à JoBlo qu’il faudrait que Zack Snyder revienne diriger DC. Sauf que tout, dans la stratégie actuelle de Warner Bros. Discovery, dit l’inverse.
Une porte entrouverte, mais vers le mauvais passé
Depuis quelques années, James Gunn et Peter Safran pilotent DC Studios avec une idée simple, repartir de zéro ou presque. Du coup, conditionner un retour à celui de Zack Snyder, c’est demander à la nouvelle direction de réactiver l’époque qu’elle essaie précisément de laisser dans le rétroviseur.
Et il y a plus direct encore. Rien n’indique que Warner Bros. ou DC Studios cherchent à faire revenir Gal Gadot. La déclaration existe, oui. Mais elle flotte un peu dans le vide.
Le DCEU est terminé, casting compris
L’ancien DCEU a officiellement pris fin en 2023 avec Aquaman and the Lost Kingdom. Depuis, les symboles du vieux casting sautent un par un. Henry Cavill n’est plus Superman, remplacé par David Corenswet. Ben Affleck n’est plus Batman, et le personnage sera recasté.
Dans ce cadre, imaginer Gal Gadot reprendre Diana Prince n’a franchement plus beaucoup de sens. Bientôt, il y aura une nouvelle Wonder Woman. C’est la logique industrielle du reboot, pas un caprice.
Wonder Woman a compté, puis la machine s’est grippée
Il ne faut pas réécrire l’histoire non plus. Le Wonder Woman de 2017, réalisé par Patty Jenkins, a été un gros succès et un vrai moment fort du cinéma super-héroïque des années 2010. Avant ça, Gadot avait déjà marqué les esprits dans Batman v Superman: Dawn of Justice.
Mais derrière, la suite a beaucoup moins brillé. Justice League est devenu un désastre au box-office et en coulisses, avec le départ de Zack Snyder, les reshoots supervisés par Joss Whedon, puis la sortie de Zack Snyder’s Justice League sur HBO Max en 2020, pour au moins 70 millions de dollars supplémentaires. Et Wonder Woman 1984 a raté sa cible, autant côté critique que sur le plan commercial.
Pourquoi Warner Bros. regarde devant, pas derrière ?
Le studio n’a aucune raison solide de rouvrir le dossier Snyder. Son passage chez DC reste ultra clivant, même si sa fanbase est encore très bruyante. Bon, bruyante ne veut pas dire majoritaire. Et revenir à cette formule relancerait encore les appels à restaurer le Snyderverse, un feuilleton dont Warner Bros. n’a sans doute plus envie.
Il y a aussi le présent de Gal Gadot. En dehors de Wonder Woman, ses derniers projets ont rarement laissé une vraie trace, entre le flop de Death on the Nile, l’accueil glacial de The Runner, l’absence d’impact de Heart of Stone ou Red Notice, et le gros échec de Snow White.
Pendant ce temps, Adria Arjona, vue dans Andor, est annoncée dans la suite de Superman, Man of Tomorrow, et une rumeur la lie au rôle de la nouvelle Wonder Woman. Clairement, pour DC, le futur ressemble beaucoup plus à ça qu’à un retour en arrière.