À quel moment se situe Predator: Badlands dans la chronologie globale de la saga ?

Image d'illustration. Predator Badlands20th Century Studios / PR-ADN
La question de la place chronologique de Predator: Badlands intrigue les fans de la franchise. Ce nouvel opus s’inscrit dans l’univers étendu de Predator, soulevant des débats sur sa position précise par rapport aux autres films et œuvres dérivées.
Tl;dr
- « Predator: Badlands » se déroule loin dans le futur.
- L’univers croise « Alien », Weyland-Yutani réapparaît.
- Vers un grand crossover « Alien »/« Predator » ?
Un nouvel horizon pour la saga Predator
Parmi les franchises qui n’en finissent plus de se réinventer, rares sont celles à oser de véritables sauts temporels. C’est pourtant le pari tenté par Dan Trachtenberg avec son dernier film, « Predator: Badlands ». Après avoir exploré des périodes historiques lointaines dans « Prey » ou l’expérimentation animée de « Predator: Killer of Killers », le réalisateur propulse cette fois les mythiques chasseurs bien au-delà de notre époque… et même au-delà de tout ce que la saga avait pu envisager.
L’incursion de l’univers Alien, une question de continuité
La sortie de « Badlands » ne se contente pas d’avancer sur la frise chronologique. Lors d’un entretien accordé à Variety, Trachtenberg a clarifié la volonté d’installer ce nouvel opus aussi loin que possible dans l’avenir des deux univers : celui de « Predator », mais également celui d’« Alien ». Pour éviter toute incohérence narrative avec les futures productions comme « Alien: Romulus », il a préféré placer l’action après toutes les intrigues déjà connues – donc postérieurement à « Alien: Resurrection », dont les événements se déroulent en 2381. À vrai dire, aucune date précise n’est avancée mais tout laisse penser qu’on flirte avec l’an 2400.
Weyland-Yutani ressuscitée : indices et perspectives
Ce bond dans le temps permet à « Badlands » d’introduire subtilement la société Weyland-Yutani, bien connue des amateurs du Xénomorphe. Le personnage de Thia, un androïde incarné par Elle Fanning, est directement affilié à cette entité. Un détail qui en dit long : si certains romans affirmaient sa disparition ou son rachat par Walmart, le film la présente ici florissante – peut-être un choix éditorial destiné à privilégier la version cinématographique officielle ? La réponse reste en suspens.
Pour synthétiser, voici ce que l’on sait sur cette nouvelle ère :
- L’univers partagé avance sans donner toutes ses clés.
- L’éventualité d’un croisement majeur façon « AvP » renaît.
- Tant que le public suit, Disney semble vouloir entretenir le suspense.
Vers un futur crossover ?
Il faut bien reconnaître qu’une question flotte désormais dans tous les esprits : où souhaite aller Disney avec cet entrelacement progressif des franchises ? S’agit-il de poser les bases pour un véritable affrontement futuriste entre Xénomorphes et Prédateurs, ou envisage-t-on plutôt un retour aux origines via une relecture historique ? Rien n’est encore tranché, mais à voir le succès rencontré en salles par ces aventures renouvelées, on imagine mal les studios abandonner une telle piste avant d’avoir abattu leurs meilleures cartes.
« Predator: Badlands » est actuellement au cinéma.
