Christopher Nolan plante 500 hectares de maïs pour un film et vend sa récolte après le tournage
Pour accroître l'authenticité, Christopher Nolan a opté pour la culture de maïs dans son film, évitant les images de synthèse.
Christopher Nolan, un réalisateur en quête de réalisme
Dans le monde du cinéma, Christopher Nolan se distingue par son souci du détail et sa quête incessante de réalisme. C’est dans cette optique qu’il a opté pour la plantation de maïs dans son film « Interstellar », plutôt que d’avoir recours à des images de synthèse.
« Oppenheimer » : une nouvelle réussite pour Nolan
Sorti en salle le 19 juillet dernier, le film « Oppenheimer » retrace la création de la première bombe nucléaire pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le cadre du Projet Manhattan. Bien que certains spectateurs aient pu trouver le temps long pendant ce long-métrage de trois heures, nombreux sont ceux qui ont apprécié la mise en scène, les dialogues et la réflexion profonde induite sur le sujet de l’arme atomique. Cette œuvre est une preuve supplémentaire du souci du détail dont fait preuve Nolan, rendant ses films si authentiques.
500 hectares de maïs pour « Interstellar »
Dans la filmographie de Christopher Nolan, l’un des exemples les plus marquants de ce souci du détail est sans doute son film « Interstellar », sorti en 2014. Ce long-métrage illustre une Terre moribonde, en proie à une crise alimentaire. Le personnage principal, un ancien pilote de la NASA reconverti en agriculteur, fait partie d’une équipe d’astronautes dont l’objectif est de trouver une planète habitable pour sauver l’humanité d’une fin certaine.
Pour représenter le champ de maïs du personnage principal, Christopher Nolan n’a fait appel à aucun effet spécial. Il a préféré planter 500 hectares de maïs, dans un souci de réalisme pour le spectateur.
Un champ de maïs à 100 000 dollars
Pour réaliser ce projet, le réalisateur britannique s’est inspiré de Zack Snyder, qui avait fait de même en 2013 pour son film « Man of Steel ». C’est donc un champ de maïs de 100 000 dollars, situé à l’extérieur de Calgary, au Canada, qui a été planté et cultivé. Fait intéressant, Nolan et le studio de production ont tiré d’importants bénéfices des restes de maïs qui n’ont pas été détruits pendant le tournage du film, soit près de 162 000 dollars.
En conclusion, Christopher Nolan continue d’apporter sa touche personnelle à l’industrie du cinéma, en privilégiant le réalisme et le détail, même si cela implique de planter des hectares de maïs pour un film.
