Le spin-off lancé en 1999 a changé le Buffyverse bien plus qu’on ne le dit. Nouveau ton, casting marquant, et un vrai virage pour la franchise.
En bref
- Après trois saisons, Buffy quitte le lycée et ouvre la voie à un univers plus adulte avec Angel.
- À Los Angeles, Angel renouvelle la formule avec de nouveaux personnages et des évolutions marquantes, notamment Wesley et Cordelia.
- Malgré une popularité moindre que Buffy, Angel est souvent considérée comme plus mature et mieux écrite sur la durée.
Le Buffyverse n’a pas seulement grandi avec un spin-off. Il a carrément muté. Quand Buffy contre les vampires boucle sa saison 3, avec diplôme en poche, adieux à Angel et destruction du plan du Maire, la franchise quitte son terrain de lycée pour quelque chose de plus large, plus sombre, plus adulte.
La fin du lycée, le vrai point de rupture
Avant ça, il y avait un film en 1992, écrit par Joss Whedon, réalisé par Fran Rubel Kuzui, avec Kristy Swanson dans le rôle de Buffy Summers. Puis la série télé arrive en 1997. Trois saisons plus tard, tout bascule.
La conclusion de Buffy, avec l’arc Graduation Day, ne sert pas juste à fermer un chapitre. Elle prépare la suite industrielle du franchise-building, clairement. Angel quitte Sunnydale pour Los Angeles, et la finale de saison 3, diffusée le 13 juillet 1999 après un report lié à Columbine, devient la rampe de lancement d’un autre show. Moins de trois mois après, le spin-off était déjà à l’antenne.
Los Angeles change tout pour Angel
Le 5 octobre 1999, Angel démarre sur The WB. Et là, changement de formule. Fini le teen drama surnaturel qui collait à Buffy, place à une urban fantasy nettement plus sèche, avec un Angel détective privé à la tête d’Angel Investigations.
Autour de lui, Cordelia revient, et c’est sans doute l’une des meilleures réhabilitations de personnage de la franchise. La peste du lycée devient une vraie héroïne. À ses côtés, Doyle, demi-démon connecté aux Powers That Be, reçoit des visions des personnes qu’Angel doit sauver. Petit spoiler : Doyle meurt dès le neuvième épisode. Il y avait des idées pour le faire revenir plus tard, mais Glenn Quinn est mort dans la vraie vie trois ans après la disparition de son personnage.
Un casting qui a porté le spin-off très haut
Le pilote introduit aussi Lindsey McDonald, joué par Christian Kane, l’un des meilleurs antagonistes récurrents du Buffyverse, présent du premier épisode jusqu’au final. Et, détail sympa, Josh Holloway y passe brièvement en vampire.
Mais le plus fort vient ensuite. Wesley Wyndham-Pryce, déjà vu dans Buffy, traverse lui aussi vers Angel et profite d’une évolution franchement impressionnante, peut-être même la meilleure du lot. Puis arrivent Charles Gunn, Fred Burkle et Lorne, incarnés par J. August Richards, Amy Acker et Andy Hallett. Résultat, un casting de fantasy télé vraiment costaud.
Pourquoi beaucoup placent Angel au-dessus de Buffy ?
Bon, il faut nuancer. Rien ne bat vraiment les trois premières saisons de Buffy quand on parle d’écriture. Mais pendant que la série mère plafonne, Angel monte en puissance avec de meilleures histoires, des personnages plus solides et une action jugée supérieure.
Buffy reste la plus populaire. Angel, lui, passe souvent pour la meilleure sur le plan de la qualité. Et c’est ce qui rend sa fin d’autant plus frustrante. Sa dernière saison n’a vu le jour que parce que Joss Whedon a accepté d’y faire entrer Spike, joué par James Marsters. La conclusion a dû aller vite, mais son dernier épisode, ouvert, avec Angel et ses alliés survivants face à l’apocalypse qui arrive, garde une vraie force. Le combat ne s’arrête jamais. Et ça, quand même, c’était une sacrée sortie.