Le succès critique du nouveau Resident Evil semble relancer Silent Hill, malgré un troisième film passé presque inaperçu cette année.
En bref
- Silent Hill préparerait un nouveau reboot cinéma
- Le cas Resident Evil semble servir de modèle
- Le survival horror cherche enfin la bonne formule
Le vrai sujet, ce n’est pas seulement Silent Hill. C’est ce moment un peu étrange où Hollywood recommence à croire qu’une licence de jeu vidéo peut rater, rater encore, puis finir par trouver la bonne forme. Et le déclic, cette fois, pourrait bien venir de Resident Evil.
Un succès tardif qui change l’humeur des studios
Pendant longtemps, Resident Evil a surtout survécu par inertie. La saga menée par Paul W.
S. Anderson avec Milla Jovovich a aligné six films, populaires auprès d’une partie du public, mais assez éloignés de la substance des jeux. Puis Welcome to Raccoon City a tenté un virage plus fidèle, avec un problème assez classique, vouloir faire entrer les deux premiers jeux dans un seul film. Résultat, des performances inférieures à celles de la première série.
Ce qui change aujourd’hui, c’est l’arrivée de Zach Cregger sur Resident Evil. Après huit films et une série en streaming, la franchise tient enfin un projet qui met presque tout le monde d’accord. Et ça, dans l’industrie, ça se regarde de très près.
Silent Hill repart malgré un troisième film presque invisible
D’après Dread Central, Silent Hill prépare déjà une nouvelle lecture pour le grand écran, présentée comme une approche ambitieuse de la franchise. Le timing surprend un peu, quand même. Return to Silent Hill, troisième film de la série, est sorti aux États-Unis en janvier et a à peine existé médiatiquement.
À l’international, le film a tout de même rapporté 47 millions de dollars, soit environ 43 millions d’euros, pour un budget de 23 millions de dollars, autour de 21 millions d’euros. Pas ridicule. Mais entre ce lancement coincé dans le cimetière du box-office de janvier et la domination d’Avatar: Fire and Ash, le film n’a jamais vraiment trouvé sa place.
Pourquoi la franchise a encore une vraie carte à jouer
Là où le parallèle avec Resident Evil devient intéressant, c’est sur le terrain du survival horror. Dans ces jeux, l’idée n’est pas de vider des chargeurs sur tout ce qui bouge. On fuit, on contourne, on avance avec un personnage complètement dépassé par la ville et par ce qu’elle cache.
Chez Silent Hill, cette identité visuelle reste redoutable. Les infirmières déformées et sans visage, la figure massive du juge armé d’une énorme épée, surnommée Pyramid Head, ou encore ces couloirs et espaces liminaux qui rappellent les Backrooms. Bon, il y a là une matière très forte si un cinéaste parvient à capter l’angoisse que Christophe Gans avait déjà approchée dans le premier film de 2006, plutôt bien accueilli à sa sortie.
Le prochain test ne concerne pas que l’horreur
Resident Evil n’est sans doute pas un cas isolé. En octobre, Street Fighter va lui aussi retenter sa chance au cinéma avec un troisième film live américain, qui semble cette fois revenir au point de départ du jeu, un tournoi de combat où les participants lancent des boules de feu psychiques. Le film de 1994 a gagné des fans avec le temps, mais clairement pas pour sa fidélité.
Et c’est peut-être ça, le signal du moment. Resident Evil, pionnier du genre, semble avoir trouvé l’équilibre à l’écran. Si ce verrou saute vraiment, d’autres licences du même sous-genre pourraient enfin être adaptées autrement qu’en simple collection de références.