Les premières réactions à Clayface n’allaient que dans un sens. Les projections secrètes racontent autre chose, plus brouillon, mais pas forcément inquiétant.
En bref
- Les nouveaux avis sur Clayface sont partagés
- Le body horror marque, les effets divisent
- Son petit budget change la lecture du résultat
Les projections secrètes de Clayface ont cassé quelque chose de très simple, l’idée d’un consensus. Jusque-là, les premiers retours dessinaient un film gore, frontal, presque trop sûr de son effet. Là, on voit apparaître une réception beaucoup plus contrastée.
Le bouche-à-oreille n’a plus une seule couleur
Au fil de cette semaine, le film a été montré dans plusieurs marchés via des séances dites Secret Screening. Et les réactions n’ont plus du tout la même ligne. Certains spectateurs parlent d’un long-métrage simplement correct, avec quelques bonnes idées, sans aller jusqu’à l’enthousiasme des premiers avis.
L’un d’eux le rapproche même des dérivés de Sony autour de Spider-Man sans Spider-Man, ce qui n’a rien d’un compliment. Un autre estime que le film tient surtout dans son ouverture, avant de perdre de la force sur la fin. Résultat ? L’image d’un futur carton devient plus floue.
Le body horror convainc, le reste beaucoup moins
Ce qui revient le plus souvent, c’est un paradoxe assez clair. Clayface semble réussir ses moments de body horror, ceux où le corps se déforme, choque, dégoûte presque. Un spectateur raconte même avoir failli s’évanouir tant certaines scènes l’ont retourné.
Mais autour de ça, les critiques se ressemblent. Les personnages sont jugés ternes par certains, les effets visuels manquent de tenue, et plusieurs retours regrettent que le film ne pousse pas davantage son idée centrale. Il y a même ce reproche très concret, celui de transformations montrées de manière un peu cheap. Bon, tout n’est pas noir non plus, puisque d’autres spectateurs disent au contraire le recommander vivement et estiment que DC a vraiment réussi son coup.
Pour DC Studios, l’équation reste favorable
C’est là que le contexte compte. Même avec un accueil mitigé, Clayface n’a pas besoin du même score qu’un gros blockbuster pour être considéré comme une réussite. Son démarrage mondial est actuellement suivi autour de 41 millions d’euros (45 millions de dollars), pour un budget de seulement 27 millions d’euros (30 millions de dollars).
Face à lui, Supergirl a laissé une trace plus lourde. Le film affiche 53 % sur Rotten Tomatoes et un box-office mondial de 115 millions d’euros (126,4 millions de dollars). Surtout, son coût aurait approché 155 millions d’euros (170 millions de dollars), avec à la clé une perte potentielle de 46 millions d’euros (50 millions de dollars) pour le studio. Vu comme ça, un succès modeste suffit largement à changer l’humeur chez DC Studios.
Et le personnage restera dans le DCU
Un détail compte quand même, parce qu’il dit beaucoup de la stratégie derrière le film. James Gunn a déjà prévenu, « Ce film n’est pas la dernière fois que nous verrons Clayface ». Même si Clayface partage le public, le personnage a donc déjà une place prévue dans le DCU.
Et c’est peut-être ça, le vrai sujet. Dans les franchises, un film ne sert plus seulement à marcher un week-end. Il sert aussi à tester jusqu’où un personnage peut vivre après la salle.