Dune, digne successeur du Seigneur des Anneaux, gagnerait à s’inspirer d’une brillante idée de film pour sa Partie 3

Image d'illustration. DuneWarner Bros. / PR-ADN
Alors que la saga Dune s’impose comme une alternative de choix à l’univers du Seigneur des Anneaux, les attentes grandissent autour du troisième volet. Ce nouvel opus pourrait s’inspirer d’une idée marquante du cinéma pour parfaire son adaptation.
Tl;dr
- Dune rivalise avec Le Seigneur des Anneaux au cinéma.
- Villeneuve propose une approche visuelle et politique novatrice.
- Le troisième opus pourrait redéfinir le film épique.
L’émergence d’un nouvel épique au cinéma
À chaque évocation des grandes sagas du septième art, un titre s’impose invariablement : Le Seigneur des Anneaux. Portée à l’écran par Peter Jackson, cette trilogie s’est imposée comme la référence absolue du film épique, conjuguant construction d’univers, batailles monumentales et enjeux aux ramifications profondes. Pourtant, depuis peu, un concurrent inattendu secoue cet héritage : la saga Dune, orchestrée par Denis Villeneuve.
Un souffle neuf sur la science-fiction
Lorsque Dune a fait son apparition en 2021, peu imaginaient que l’univers de Frank Herbert, réputé inadaptable, allait conquérir le public. Avec la sortie de Dune: Part Two, Villeneuve a confirmé qu’il n’était pas question de simple adaptation, mais bien d’immersion totale. Là où tant de blockbusters de science-fiction échouent dans un déluge d’effets ou d’explications fastidieuses, la saga assume son rythme : plans larges, silences éloquents, et une esthétique où chaque décor — d’Arrakis à Giedi Prime — devient acteur du récit.
L’audace thématique et la force du récit visuel
Ce qui distingue véritablement Dune, c’est l’ambition de ses thèmes. Loin des schémas manichéens chers à la fantasy, Villeneuve plonge dans les méandres du pouvoir, de la manipulation religieuse et du destin façonné par des mythologies construites. Paul Atreides n’est pas un héros classique : il incarne autant l’espoir que le danger d’un chef charismatique instrumentalisé. Et tandis que chaque faction — la Maison Atréides, les Harkonnen ou les Bene Gesserit — agit selon ses intérêts dans une géopolitique glaçante, le spectateur ressent cette tension à chaque plan.
Dans ce contexte, certains choix formels marquent la différence :
- Pas de narration envahissante ni de surenchère dramatique,
- une confiance rare dans la puissance du silence
- et de l’image pure.
Dune : vers une nouvelle référence ?
Désormais, tous les regards se tournent vers le très attendu troisième volet. En écho à l’ouverture magistrale du premier Le Seigneur des Anneaux, beaucoup espèrent voir Villeneuve entamer son film par un prologue historique qui plongerait instantanément le public dans l’ampleur du conflit — ici, la guerre sainte menée par Paul. Montrer dès les premières minutes les conséquences titanesques de cette croisade (planètes conquises, millions de morts) poserait non seulement les enjeux mais ancrerait le récit dans une réalité politique et émotionnelle inédite.
En adoptant ce parti pris narratif audacieux, Villeneuve pourrait non seulement égaler, mais dépasser le modèle jacksonien en matière d’intensité dramatique et d’ambition cinématographique. Difficile alors d’imaginer quel futur rival oserait prétendre au titre de nouvelle référence épique au cinéma.
