Et si Alien racontait en fait le cauchemar du xénomorphe ?

Image d'illustration. Alien20th Century Fox / PR-ADN
Un fan relit Alien comme un Die Hard vu par le xénomorphe. La comparaison amuse, mais elle éclaire aussi autrement le film de Ridley Scott.
En bref
- Un fan relit Alien comme Die Hard
- Le xénomorphe devient la cible, pas le monstre
- La blague révèle une vraie lecture du film
On a l’habitude de voir Alien comme un classique de l’horreur spatiale. Mais si le film racontait surtout la fuite désespérée du xénomorphe, seul contre tout un équipage décidé à le tuer ? C’est la lecture proposée par un fan sur X, et elle fonctionne beaucoup mieux qu’on pourrait le croire.
Un tweet qui retourne complètement le film
L’utilisateur Khan Noonien Singh part d’une idée simple, presque une vanne, puis déroule une comparaison franchement maligne. Selon lui, vu du point de vue du xénomorphe, le Alien de 1979 ressemble en gros à Die Hard : un personnage isolé, traqué par tout le monde, qui rampe dans des conduits d’aération pour surprendre ses ennemis, dans un espace contrôlé par une entreprise japonaise, avec même un homme barbu dans l’histoire. Et oui, la touche de Noël reste une blague.
Le plus intéressant, ce n’est pas le clin d’œil. C’est le déplacement du regard.
Pourquoi la comparaison tient étonnamment bien
Dans Die Hard, John McClane évolue seul dans le bâtiment de la Nakatomi Corporation et tente de prendre l’avantage sur ses adversaires en se glissant partout. Dans Alien, la créature fait exactement ça à bord du Nostromo. Elle passe par les conduits, surgit, disparaît, contre-attaque.
Même le détail de l’entreprise n’est pas gratuit. Le vaisseau dépend de Weyland-Yutani, présenté comme un partenariat britanno-japonais. La résonance avec la Nakatomi Corporation n’est donc pas sortie de nulle part. Quant aux fameux barbus, la comparaison oppose Arthur Dallas, joué par Tom Skerritt, à Hans Gruber, incarné par Alan Rickman. Dit comme ça, c’est absurde. Mais ça colle quand même étonnamment bien.
Alien, un film d’horreur qui change de visage
Ce que cette lecture remet au centre, c’est le début du drame. L’équipage du Nostromo explore un vaisseau alien apparemment abandonné, touche aux œufs trouvés sur place, puis ramène le danger à bord. Après l’explosion du monstre hors de la poitrine d’un membre de l’équipage, le film devient une guerre entre les humains et la créature.
Sauf qu’en regardant la situation autrement, on peut voir autre chose qu’un simple monstre. Une créature qui vient de naître. Un être traqué. Un espace fermé. Des humains qui veulent sa peau. Bon, Alien ne cesse pas d’être un film d’horreur pour autant. Mais cette relecture rappelle quelque chose d’assez passionnant : dans la SF comme dans l’horreur, le point de vue change tout. Et parfois, il suffit d’un bon post sur X pour rouvrir un classique sous un angle que vous n’aviez jamais testé.
