Jason Bourne : le prochain film devra retrouver l’ADN des débuts

Jason Bourne
Image d'illustration. Jason Bourne — Universal Pictures / PR-ADN

Matt Damon veut rejouer Jason Bourne, mais pas à n’importe quel prix. Le vrai casse-tête, c’est l’histoire, et ça change tout pour la saga.

En bref

  • Matt Damon accepte de revenir seulement si le prochain Bourne a une vraie raison d’exister.
  • Le problème de la saga n’est pas le casting, mais l’absence d’une nouvelle grande histoire.
  • Universal Pictures mise sur Edward Berger pour redonner du souffle à la franchise.

Le souci avec la franchise Bourne, c’est qu’on ne peut pas relancer la machine juste pour relancer la machine. Matt Damon l’a dit lors de son passage chez The Rich Eisen Show, il rejouerait volontiers Jason Bourne. Mais seulement si l’équipe trouve enfin la bonne histoire. Il discute en ce moment avec Edward Berger, le réalisateur d’All Quiet on the Western Front, et l’idée serait de retrouver l’esprit des trois premiers films.

Le vrai problème, ce n’est pas Matt Damon

Pour une raison très simple, et franchement assez juste. Jason Bourne n’est pas construit comme James Bond. Chez Bond, chaque film peut presque fonctionner comme une mission isolée. Chez Bourne, la trilogie originale racontait une seule trajectoire, continue, avec un vrai fil dramatique autour du passé du personnage.

Résultat, faire un sixième film n’a rien d’évident. Matt Damon estime qu’il faut offrir au public ce qu’il attend, tout en apportant assez de neuf pour justifier le retour. Et il a raison, parce qu’après The Bourne Ultimatum, l’arc semblait bouclé, notamment avec l’exposition d’Operation Blackbriar.

La saga s’est déjà heurtée au mur du retour

On l’a déjà vu en 2016. Jason Bourne a bien marché en salles, avec environ 415,5 millions de dollars au box-office mondial pour un budget de 120 millions de dollars. Pas mal, clairement.

Mais côté accueil, c’était plus tiède. Le film n’a obtenu que 55% sur Rotten Tomatoes, très loin du niveau des trois premiers, et même derrière The Bourne Supremacy, pourtant le moins bien noté de cette trilogie avec 82%. Le reproche principal était limpide, une intrigue trop faible. Pour une saga qui tenait justement par sa tension dramatique, ça fait mal.

Edward Berger, le sang neuf dont Bourne a besoin

C’est là qu’Edward Berger devient intéressant. Après Doug Liman, c’est surtout Paul Greengrass qui a défini l’identité moderne de la franchise en réalisant les trois derniers volets portés par Damon. Un style nerveux, ultra identifiable, efficace. Mais à force, la formule peut tourner en rond.

Le profil de Berger change un peu la donne. Avec All Quiet on the Western Front puis Conclave, tous deux nommés pour l’Oscar du meilleur film, il a montré qu’il savait faire exister les personnages autant que la mécanique. Pour Bourne, ce n’est pas un détail.

Et si Universal Pictures changeait complètement de plan ?

Si ce projet tombe à l’eau, Universal Pictures ne laissera sans doute pas dormir l’IP. L’an dernier, le studio a récupéré les droits de la franchise après une guerre d’enchères décrite comme très disputée. On ne dépense pas ce genre d’argent pour ranger Bourne sur une étagère.

Du coup, une autre option circule déjà. Zendaya, partenaire de Matt Damon dans The Odyssey de Christopher Nolan, serait envisagée pour reprendre le flambeau. Sauf que là aussi, il y a un précédent. The Bourne Legacy, premier essai sans Matt Damon, avait lui aussi reçu un accueil mitigé. Bref, le problème n’est pas le casting. Le problème, c’est toujours le film lui-même.

CodexZéro

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