L’ancien réalisateur d’Ant-Man évoque la possibilité de tourner un film DCU – voici ce qui pourrait le permettre

Image d'illustration. Ant-ManMarvel / PR-ADN
L’ancien réalisateur de la saga Ant-Man s’est exprimé sur la possibilité de prendre les commandes d’un film dans l’univers cinématographique DC. Les conditions permettant une telle collaboration sont désormais connues, ouvrant la voie à d’éventuelles discussions.
Tl;dr
- Edgar Wright pourrait réaliser un film DC hors continuité.
- Son style unique demande liberté et autonomie créative.
- Elseworlds offrirait la flexibilité qu’il recherche.
Un réalisateur à la créativité revendiquée
Si l’on évoque les grandes figures du cinéma de genre contemporain, le nom d’Edgar Wright s’impose sans détour. Après avoir marqué les esprits avec l’adaptation culte de Scott Pilgrim vs. the World, le cinéaste britannique n’a pourtant jamais intégré les rangs des grands studios de super-héros comme Marvel ou DC Studios. Sa tentative la plus célèbre, la réalisation d’Ant-Man, avait tourné court après huit années de développement, Wright se heurtant à une mécanique hollywoodienne devenue trop formatée à son goût.
L’ombre d’Ant-Man et le poids des franchises
Revenant sur ce chapitre lors du podcast Happy Sad Confused, il confie que l’évolution du genre, désormais balisé par une « maison style » et des impératifs industriels – effets spéciaux, équipes multiples – l’avait détourné du projet initial : « Il y a maintenant une formule, une façon de tourner qui laisse peu de place à l’expérimentation. » Dès lors, difficile pour un réalisateur aux idées tranchées comme lui de s’épanouir dans un univers cinématographique aussi structuré que le MCU ou le futur DCU.
L’ouverture Elseworlds : une nouvelle chance ?
Mais tout n’est peut-être pas figé. L’actuel patron de DC Studios, James Gunn, cultive justement l’image d’un artisan désireux d’offrir davantage de liberté à ses pairs. Il souhaite lancer une collection « Elseworlds », sorte de laboratoire narratif indépendant du canon principal. À titre d’exemple, le prochain The Batman Part II de Matt Reeves relèvera de cette initiative, permettant au réalisateur d’aller au bout de sa vision sans contrainte d’intégration forcée à la chronologie principale.
Pour un cinéaste tel que Wright, c’est bien là que réside l’opportunité idéale : pouvoir signer « un film Edgar Wright », fidèle à son identité visuelle et narrative inimitable.
L’attente d’un retour en grâce
Reste à savoir si la mayonnaise prendra auprès du public. Les derniers projets signés Wright – notamment The Running Man, accueilli tièdement – ont moins séduit qu’espéré. Pourtant, voir ce touche-à-tout s’emparer d’un personnage méconnu issu du vaste catalogue DC aurait tout d’une promesse excitante. Si les têtes d’affiche (Batman, Wonder Woman…) semblent réservées aux films principaux, il reste toute une galerie à explorer. Une telle collaboration pourrait non seulement relancer la carrière du Britannique mais aussi confirmer l’audace retrouvée de l’ère Gunn chez DC.
Offrir carte blanche à Edgar Wright sous label Elseworlds donnerait un coup de fouet inattendu à l’univers des super-héros… et nourrirait l’attente déjà palpable des fans.
