Le miracle Star Wars que Hollywood ne peut plus refaire

Un nouvel espoir
Image d'illustration. Un nouvel espoir — Lucasfilm / PR-ADN

Près de 50 ans après sa sortie, le premier Star Wars garde un record hallucinant au box-office. Et l’économie actuelle d’Hollywood le rend presque intouchable.

En bref

  • Le premier Star Wars domine encore la saga en termes de rentabilité.
  • Aucun autre film n’a approché son incroyable rapport entre coût et recettes.
  • L’époque des petits budgets capables de créer des phénomènes mondiaux semble révolue.

Plus de 2,1 milliards de profit ajusté à l’inflation pour un budget de 80 millions de dollars. Voilà le vrai chiffre qui remet tout en perspective autour de Star Wars. Et non, aucun autre film de la saga n’a approché ça.

Un ratio de rentabilité que la saga n’a jamais revu

Selon les données compilées par FinanceBuzz, Un nouvel espoir a généré de plus de 2,1 milliards de dollars au box-office, une fois l’inflation prise en compte. Face à un budget de 80 millions de dollars, on arrive à une marge de 2400%. C’est délirant, même pour une franchise aussi énorme.

Le plus proche derrière, c’est L’Empire contre-attaque, avec une rentabilité de 1008 % du budget. Autrement dit, même le deuxième meilleur score est très loin. Et le cas de The Mandalorian and Grogu, avec 340,5 millions de dollars de recettes pour un budget autour des 160 millions de dollars, ne change rien au tableau.

Pourquoi même Disney ne peut pas refaire ce coup ?

Le détail qui pique, c’est que ces plus de 2,1 milliards de dollars correspondent uniquement au box-office domestique américain, inflation ajustée. Là, on touche à un record qui sent presque le bug dans la matrice.

Même sans ajuster l’inflation, le sommet absolu reste Star Wars: The Force Awakens avec 936,6 millions de dollars récoltés aux États-Unis. Aucun autre film n’a franchi les 900 millions sur ce marché, pas même Avengers: Endgame. Quand on voit comment les habitudes de sortie ont changé, entre streaming, fenêtres raccourcies et fragmentation du public, imaginer un nouveau phénomène de cette ampleur paraît franchement irréaliste.

Et il y a l’autre mur, celui des budgets. Un film Star Wars moderne à 87 millions de dollars, ça n’existe pratiquement plus. The Mandalorian and Grogu est présenté comme le long-métrage le moins cher de l’ère Disney, et il coûtait déjà autour des 160 millions de dollars. Avec les effets visuels, les gros morceaux d’action et la logistique de la saga, la rentabilité d’Un nouvel espoir ressemble à un fossile d’un autre Hollywood.

Le plus ironique dans l’histoire

Au départ, personne n’était vraiment sûr du coup. Quand George Lucas cherchait un studio, pas mal de décideurs à Hollywood regardaient son space opera avec méfiance. Chez 20th Century Fox, Alan Ladd Jr. ne comprenait pas totalement le film, mais il croyait au cinéaste. Il a misé sur l’homme plus que sur le projet.

Résultat ? Un phénomène pop culture qui dure encore près de cinquante ans plus tard. Les recettes non ajustées d’Un nouvel espoir atteignent déjà 775,3 millions de dollars dans le monde, dont 460,9 millions de dollars aux États-Unis. Et ces chiffres vont encore grimper avec le retour du film en salles pour son cinquantième anniversaire.

C’est peut-être ça, le plus fou. Hollywood a failli passer à côté de Star Wars, puis la saga a signé un record que l’industrie actuelle n’a tout simplement plus les moyens de reproduire.

CodexZéro

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