Lee Pace, star de Foundation, séduit par une facette inattendue de l’écriture d’Isaac Asimov

Image d'illustration. Foundation saison 4Apple / PR-ADN
L’acteur Lee Pace, vedette de la série Foundation, a été particulièrement intrigué par un aspect inattendu de l’œuvre d’Isaac Asimov. Sa découverte révèle la richesse et la complexité de l’écriture du célèbre auteur de science-fiction.
Tl;dr
- « Foundation » explore l’histoire sur des millénaires.
- Lee Pace découvre la passion d’Asimov pour Shakespeare.
- Asimov relie science-fiction et analyse humaniste historique.
L’univers de « Foundation » : entre science-fiction et réflexion sur l’Histoire
Qui aurait imaginé que derrière les fastes de la série « Foundation », diffusée sur Apple TV, se cachent des liens inattendus avec le théâtre élisabéthain ? Pourtant, c’est bien ce qu’a découvert l’acteur Lee Pace, figure centrale du show, en s’intéressant à un pan méconnu de l’œuvre d’Isaac Asimov. Avant même d’endosser le rôle complexe des empereurs clonés — ces multiples Cleon successifs surveillant le Galactic Empire depuis des millénaires — il pensait connaître Asimov. Mais, curieusement, ses recherches l’ont mené hors des sentiers balisés de la science-fiction.
Un détour par Shakespeare : la facette insoupçonnée d’Asimov
C’est lors de ses préparatifs que Lee Pace tombe sur un ouvrage singulier : « Asimov’s Guide to Shakespeare ». Publié dans les années 1970, ce volumineux guide (près de 849 pages !) ne se contente pas de disséquer les pièces du célèbre dramaturge anglais. Non, Asimov y fait œuvre de pédagogue, expliquant contexte géographique, commerce ou encore structures politiques qui façonnent les textes de Shakespeare. D’ailleurs, il choisit une approche inédite : organiser les œuvres non pas par genre mais selon leur ancrage régional — qu’il s’agisse de pièces grecques, romaines, italiennes ou anglaises (au grand dam parfois des passionnés…).
L’héritage humaniste au cœur de la saga galactique
Cette lecture a profondément marqué Lee Pace, qui confie avoir été fasciné par la manière dont Asimov relie passé et présent à travers ses analyses historiques. Selon lui, cet intérêt pour les liens subtils entre événements et civilisations irrigue tout autant l’univers de « Foundation ». La série elle-même s’étend sur une frise chronologique vertigineuse : son action principale débute en l’an 12 067 E.I., soit plus de 18 000 ans après notre époque actuelle. Les romans vont même jusqu’à évoquer une humanité transformée en intelligence unique plusieurs dizaines de milliards d’années dans le futur.
Pour mieux saisir la richesse narrative du projet, rappelons quelques-uns de ses ressorts principaux :
- L’intrigue mêle fondations impériales, évolutions sociétales et questionnements religieux ;
- D’immenses sauts temporels ponctuent l’histoire ;
- L’idée centrale reste l’interconnexion entre science, politique et destin humain.
D’une passion à l’autre : fil conducteur asimovien
Au final, ce parcours atypique d’Isaac Asimov, oscillant sans complexe entre analyse littéraire pointue et fresque futuriste monumentale, trouve un écho inattendu dans « Foundation ». Une série qui offre à son tour une méditation sur la transmission du savoir et le fil invisible reliant toutes choses. Ainsi donc, chez Asimov comme chez Shakespeare — chacun à leur manière — il s’agit bien d’interroger ce qui fait la trame profonde de notre Histoire commune.
