Le réalisateur de The Haunting of Hill House rêve d’un film Jurassic World bien plus terrifiant. Et son idée parle déjà aux fans.
En bref
- Mike Flanagan veut un Jurassic World plus terrifiant
- Il imagine un vrai film d’horreur avec dinosaures
- Les fans sont partagés, mais l’idée séduit
On attend souvent de Jurassic du grand spectacle. Pas mal de fans, eux, veulent autre chose depuis des années, retrouver la peur brute, la sensation de traque, le film de survie qui collait au tout premier Jurassic Park. Et c’est précisément là que Mike Flanagan vient de mettre le doigt.
La saga dinos a peut-être trouvé son obsession
Pendant une session de questions-réponses sur Reddit, organisée alors qu’il fait la promo de sa nouvelle série Carrie pour Prime Video, Mike Flanagan a expliqué qu’il aimerait s’attaquer à un film Jurassic World. Mais avec une condition, très simple au fond, et franchement cohérente avec son cinéma.
Il a dit « Je voudrais en faire quelque chose de vraiment effrayant. Un vrai film d’horreur avec des dinosaures, ce serait génial ». Résultat, son idée a immédiatement réactivé un vieux manque autour de la franchise, celui d’un retour à la peur plutôt qu’à la seule démonstration visuelle.
Pourquoi son idée colle si bien à Jurassic Park
Ce n’est pas une lubie sortie de nulle part. Les lecteurs des romans de Michael Crichton savent à quel point cet univers peut être brutal, tendu, presque claustrophobe par moments. Et côté cinéma, le premier Jurassic Park, porté par Sam Neill, Laura Dern et Jeff Goldblum, jouait déjà cette carte bien plus franchement que les épisodes récents.
Chez Mike Flanagan, cette sensibilité existe depuis longtemps. The Haunting of Hill House, Midnight Mass ou même The Haunting of Bly Manor ne reposent pas seulement sur le choc. Il sait installer un monde, des personnages, puis laisser l’horreur le fissurer. Pour une saga comme Jurassic, qui fonctionne quand le danger paraît concret, c’est loin d’être anecdotique.
Ce que Flanagan dit de l’horreur, et pourquoi ça compte
Interrogé sur ce qui fait un grand film d’horreur, Mike Flanagan a résumé sa vision avec une formule qui éclaire bien son approche. Selon lui, l’horreur a besoin de cœur, pas forcément de sentimentalisme, mais d’un équilibre. Le mal n’a d’impact que s’il y a aussi du bien. La terreur ne compte que s’il reste de l’espoir, celui de survivre, ou au moins de voir l’épreuve se terminer.
Bon, dit comme ça, on comprend vite pourquoi son nom circule si bien pour Jurassic Park. Cette mécanique, Michael Crichton l’avait déjà dans ses livres.
Des fans emballés, d’autres un peu plus prudents
Une partie du public a sauté sur l’idée. Certains estiment que la franchise a désespérément besoin de retrouver ses racines survival horror. D’autres jugent que c’est justement la disparition de cet élément horrifique qui a rendu les films plus lisses, moins mémorables.
Mais tout le monde n’applaudit pas sans réserve. Quelques fans préféreraient voir Mike Flanagan revenir à des projets plus originaux, alors qu’il travaille déjà autour de Carrie, de The Exorcist et de The Dark Tower. Ce qui se joue ici dépasse quand même un simple fantasme de casting derrière la caméra. Si Hollywood écoute cette envie, la saga pourrait enfin choisir entre attraction géante et vrai film de peur. Et ça, à moyen terme, ce n’est pas un détail.