Le nouveau Zach Cregger pourrait offrir à Resident Evil son meilleur lancement nord-américain. Un signal fort pour une saga qu’on disait usée.
En bref
- Le reboot vise environ 41 à 55 millions d’euros
- Ce serait un record nord-américain pour la saga
- Zach Cregger arrive après le succès de Weapons
Un week-end peut parfois changer toute la lecture d’une franchise. Pour Resident Evil, c’est peut-être ce qui se joue déjà, alors que le reboot signé Zach Cregger viserait un démarrage entre environ 41 et 55 millions d’euros (45 à 60 millions de dollars) en Amérique du Nord lors de sa sortie le week-end prochain.
Un plafond historique déjà en vue
Ce qui frappe, ce n’est pas seulement le chiffre. C’est l’écart avec l’ancien plafond de la saga. Même dans l’hypothèse basse, le film dépasserait largement Resident Evil: Afterlife, qui détenait jusqu’ici le meilleur lancement nord-américain avec environ 24 millions d’euros (26,6 millions de dollars), pour un total mondial d’environ 273 millions d’euros (300,2 millions de dollars).
Et la tendance monte. Les premières estimations parlaient déjà d’un départ entre environ 32 et 46 millions d’euros (35 à 50 millions de dollars). Les nouvelles projections sont donc plus hautes encore. Clairement, l’intérêt du public ne donne pas l’impression de s’essouffler.
Une saga mondiale, même quand les États-Unis suivent moins
Il faut remettre ça dans le parcours un peu étrange de Resident Evil au cinéma. La série live a dépassé environ 910 millions d’euros (1 milliard de dollars) au box-office avec sept sorties en salles sur une vingtaine d’années, tout en restant rarement énorme en Amérique du Nord.
Le meilleur exemple reste Resident Evil: The Final Chapter. Le film n’avait récolté qu’environ 24 millions d’euros (26,8 millions de dollars) au total sur le marché domestique, mais il était allé chercher environ 286 millions d’euros (314,1 millions de dollars) dans le monde. En gros, cette marque sait exister à l’international même sans raz-de-marée américain, ce qui change beaucoup la lecture du risque.
Le pari Cregger, entre liberté créative et méfiance des fans
Le nouveau film se déroule bien dans l’univers des jeux Capcom, mais il n’adapte pas directement un épisode précis. Pour une partie des fans, c’est un point sensible. Sauf que, pour l’instant, les chiffres ne montrent aucun frein réel du grand public.
Ce pari colle aussi au profil de Zach Cregger. Après Barbarian en 2022, puis Weapons, devenu un carton oscarisé, le réalisateur arrive avec une sensibilité plus actuelle. C’est peut-être là que le reboot peut faire la différence, parce que les adaptations de jeux vidéo n’ont commencé que récemment à sortir de la case des films systématiquement mal reçus.
Casting, synopsis et date, avec un échec encore dans toutes les têtes
Le héros s’appelle Bryan, incarné par Austin Abrams, un coursier médical entraîné malgré lui dans une nuit de survie chaotique, très orientée action. Autour de lui, on retrouve Zach Cherry, Kali Reis et Paul Walter Hauser.
Mais le contexte compte tout autant que le casting. Le dernier vrai faux départ de la licence, Resident Evil: Welcome to Raccoon City, s’était arrêté à seulement environ 38 millions d’euros (41,9 millions de dollars) dans le monde. À l’inverse, Weapons venait d’atteindre environ 246 millions d’euros (270 millions de dollars) pour un budget annoncé d’environ 36 millions d’euros (40 millions de dollars). Si ce nouveau Resident Evil confirme ces estimations, sa sortie du 18 septembre 2026 dira quelque chose de plus large qu’un simple score, qu’une vieille IP peut encore retrouver du poids quand le bon cinéaste arrive au bon moment.