Les plus gros cartons de Steven Spielberg ont tous le même ADN. Et ça dit beaucoup sur ce que le public vient chercher chez lui depuis 50 ans.
- La science-fiction domine la carrière de Steven Spielberg : ses six plus grands succès au box-office mondial appartiennent à ce genre.
- Ils attirent massivement le public et ont souvent marqué l’histoire du cinéma.
- Même ses œuvres les plus critiquées connaissent un grand succès commercial, souvent accompagnées des musiques de John Williams.
Le vrai truc frappant chez Steven Spielberg, ce n’est pas seulement qu’il soit le réalisateur le plus rentable de l’histoire. C’est qu’en dépit d’une carrière monstre, étalée sur plus de cinq décennies, son moteur le plus fiable reste la science-fiction.
Une filmographie géante, mais un genre écrase les autres
Ses six plus gros succès au box-office mondial appartiennent tous, d’une façon ou d’une autre, au territoire de la science-fiction. En tête, Jurassic Park avec 1,05 milliard de dollars de recettes. Puis E.T. à environ 797 millions de dollars, Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal à environ 786 millions de dollars, Le Monde perdu: Jurassic Park à environ 618 millions de dollars, Ready Player One à environ 607 millions de dollars et La Guerre des mondes à environ 606 millions de dollars.
Et ce n’est pas un hasard isolé. Avant cette année, Steven Spielberg avait déjà signé huit films de SF. Disclosure Day porte le total à neuf. Dans le lot, Rencontres du troisième type et A.I. Intelligence artificielle. Le seul vrai faux pas commercial du groupe, c’est A.I. Intelligence artificielle, plombé par un budget trop lourd.
Quand Steven Spielberg fait de la SF, le public répond présent
Prenez Rencontres du troisième type. Le film avait cumulé environ 340 millions de dollars de recettes dans le monde. Ajusté à l’inflation, on parle d’environ 1,8 milliard de dollars actuels. Bon, l’époque n’était pas la même, ni le marché. Pas de streaming, même pas de VHS en face.
Mais la tendance saute aux yeux. E.T. a gardé la première place du box-office plus longtemps que n’importe quel autre film à son époque, et il était alors le plus gros succès de tous les temps. Même punition avec Jurassic Park en 1993, devenu le plus grand hit cinéma de Steven Spielberg, son seul au-dessus du milliard grâce à sa ressortie des 20 ans en 2013.
Et celui-là a vraiment changé la donne. Son mélange d’images de synthèse et d’effets pratiques a marqué l’industrie, puis lancé une franchise à environ 7 milliards de dollars dans le monde.
Même les films contestés deviennent des monstres
C’est là que le sujet devient amusant. Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal traîne une réputation franchement sale chez pas mal de fans. Pourtant, ça reste le troisième plus gros succès de toute la carrière de Steven Spielberg. Les aliens ont crispé une partie du public, oui. Ils ont aussi fait entrer Indy encore plus clairement dans la science-fiction.
Même logique pour La Guerre des mondes, sorti alors que Tom Cruise était sous un feu médiatique constant. Ça n’a pas empêché les spectateurs de venir. Leur précédente collaboration, Minority Report, avait déjà rapporté environ 358 millions de dollars.
Quant à Ready Player One, rarement cité parmi les sommets artistiques de Steven Spielberg, il a quand même dépassé les 607 millions de dollars, porté par l’international. Comme quoi le bruit en ligne ne raconte pas toujours la vraie histoire.
L’autre point commun s’appelle John Williams
Il y a un autre fil rouge. Sur les six films qui dominent son classement perso, cinq ont été mis en musique par John Williams. Seule exception, Ready Player One, composé par Alan Silvestri. Si vous limitez le radar au top 5, le duo gagnant devient limpide, science-fiction et John Williams.
Et la caisse ne s’arrête même pas à ses réalisations. Comme producteur, Steven Spielberg est aussi derrière les films Jurassic World, la franchise Transformers, mais également Men in Black et Retour vers le futur. Bref, quand Steven Spielberg croise la science-fiction, le box-office suit presque toujours.