Le final de la saga n’a toujours pas démarré son tournage. En cause, un budget à recalibrer dans un box-office devenu beaucoup moins prévisible.
En bref
- Fast Forever est retardé principalement à cause de son budget, pas à cause de problèmes avec le casting ou le réalisateur.
- Universal Pictures veut réduire les coûts face à un box-office devenu plus incertain pour les grosses franchises.
- La saga Fast and Furious prépare sa conclusion au cinéma tout en développant déjà de nouveaux projets dérivés.
Le problème de Fast Forever tient en un mot, budget. Pas un clash en coulisses, pas une star qui lâche le volant, pas un réalisateur parti voir ailleurs pour de bon. Et vu l’état actuel du box-office, Universal Pictures a plutôt raison de serrer les boulons.
Le blocage, c’est l’argent, pas l’équipe
Le film final de la saga Fast and Furious n’a toujours pas lancé son tournage. Pourtant, le gros morceau rassurant est là, le casting est toujours embarqué et Louis Leterrier aussi. Le cinéaste a expliqué à The Hollywood Reporter que le retard vient surtout de la nécessité d’aligner les besoins financiers du film avec une réalité devenue plus rude en salles.
En gros, les films ont changé, les goûts du public aussi, et les recettes ne suivent plus les mêmes règles. Louis Leterrier dit toujours vouloir conclure la franchise de la meilleure manière possible, et il reste contractuellement attaché au projet.
Louis Leterrier attend, mais ne reste pas immobile
En attendant que la machine redémarre, Louis Leterrier bosse. Il s’apprête à boucler Liminal, un thriller pour Apple, et il a aussi la saison 4 de Lupin dans le viseur pour Netflix. Rien d’étonnant, d’ailleurs. Un réalisateur ne reste pas assis à patienter pendant des mois, surtout sur un blockbuster de cette taille.
Il l’a résumé avec une formule assez parlante, il a hâte, mais il ne peut pas juste attendre. Et ça raconte bien la situation actuelle de la franchise, toujours vivante, mais coincée dans une phase de recalibrage.
Universal Pictures joue la prudence, et c’est logique
Le contexte explique pas mal de choses. Depuis un an, le marché en salles alterne entre gros cartons et contre-performances à répétition. Même des franchises bien installées ont connu des ratés, avec des titres comme Masters of the Universe, Supergirl, Minions ou Vaiana. Et le simple nom d’une star ne suffit plus à faire la différence, le bruit autour de certaines sorties avale vite le reste.
Du coup, contenir le budget de Fast Forever a du sens. Les derniers volets ont continué à bien marcher, mais sans repasser au-dessus des 800 millions de dollars, là où deux films précédents avaient franchi le milliard. Pour un final, mieux vaut sécuriser la rentabilité que miser sur un jackpot automatique. Clairement, Universal ne veut pas finir en sur-régime.
La fin au cinéma, pas la fin de la machine
Et la bonne nouvelle pour la marque, c’est que tout ne repose pas sur ce seul film. Quatre projets TV sont déjà en développement, avec des personnages hérités de la franchise dans le paysage. La saga peut donc clore son arc actuel sans couper le moteur derrière.
La sortie de Fast Forever reste calée à 2027. Si le studio règle son équation budgétaire sans saboter l’ampleur du final, c’est probablement la décision la plus saine de tout ce dossier.