Le scénario de Ready Player Two avance, avec Zak Penn toujours à l’écriture. Le souci est plus lourd que le calendrier, Steven Spielberg ne réalisera pas.
En bref
- La suite de Ready Player One n’est pas abandonnée malgré des années de silence.
- Steven Spielberg reste producteur, mais laisse la réalisation à quelqu’un d’autre.
- Ready Player Two devra prouver qu’il peut exister au-delà des références pop.
Le dossier Ready Player Two avance enfin. Après deux ans de silence ou presque, Zak Penn, co-scénariste du premier film, a confirmé qu’il travaillait bien sur la suite. Son message est simple : « J’y travaille ». Pour l’instant, rien sur un tournage, rien sur une sortie. Et c’est déjà une info.
Le projet n’est pas mort, loin de là
Dans l’industrie, une suite qui disparaît des radars peut très vite finir au cimetière des franchises. Ce n’est visiblement pas le cas ici. Zak Penn est encore à bord, ce qui maintient une vraie continuité avec Ready Player One.
Le premier film n’avait pas fait l’unanimité, mais il avait quand même rapporté 607,8 millions de dollars au box-office mondial. En gros, assez pour justifier une suite. Pas assez, en revanche, pour la rendre automatique ou simple.
Le problème porte un nom : Steven Spielberg
Là, ça se complique. Steven Spielberg a confirmé qu’il ne réalisera pas Ready Player Two. Il restera producteur, mais quelqu’un d’autre prendra les commandes. Quand on parle d’un univers pareil, saturé de références pop, de spectacle numérique et de science-fiction à concept, ce n’est pas un détail.
Steven Spielberg, même à bientôt 80 ans, reste un cas à part sur ce terrain. Il aurait en plus d’autres envies de mise en scène, notamment un western qu’il tease depuis un moment. Très bien pour lui. Beaucoup moins rassurant pour cette suite.
Pourquoi le premier tenait mieux que sa réputation ?
On a beaucoup reproché à Ready Player One son déluge de CGI et son recours à la nostalgie des années 1980. Critique compréhensible. Mais le film tenait parce que Steven Spielberg savait équilibrer ça avec autre chose, une lecture plus intime de l’héritage pop et du rapport entre technologie, spectacle et mémoire culturelle.
Ce dosage est rare. Dans de mauvaises mains, Ready Player Two peut vite devenir la version ratée du premier, celle qui ne garde que les caméos, le bruit et le clin d’œil facile. Clairement, c’est le piège.
Les précédents n’inspirent pas exactement confiance
Le passif n’aide pas. Les suites des Dents de la mer n’ont jamais approché l’original. Côté Jurassic Park, la machine à cash a tenu, mais l’accueil critique a pris des coups au fil des années. Et même Indiana Jones and the Dial of Destiny, plutôt bien reçu, a échoué au box-office.
Résultat ? Reprendre une franchise lancée par Spielberg n’a rien d’une promenade.
Le choix du prochain metteur en scène sera tout
Reste une porte de sortie. Comme producteur, Steven Spielberg devrait logiquement peser sur le choix du réalisateur. Et il connaît mieux que personne ce qui faisait fonctionner Ready Player One, au-delà de la vitrine.
Si la suite veut exister autrement que comme un recyclage un peu triste de ses propres références, il lui faut un cinéaste capable d’écouter Steven Spielberg sans le singer. Bon, le script avance. Maintenant, il faut trouver la bonne paire de mains.