Le saut de quatre ans de Spider-Man: Brand New Day a une logique claire. Mais côté chronologie du MCU, ça risque de devenir franchement sportif.
En bref
- Le saut de quatre ans de Spider-Man: Brand New Day crée un nouveau défi de continuité pour le MCU.
- Tom Holland défend ce choix qui permet de faire évoluer Peter Parker hors écran.
- Marvel devra réussir à justifier cette ellipse pour éviter un nouveau casse-tête chronologique.
Le prochain Spider-Man n’a même pas encore débarqué que son plus gros défi est déjà là, faire tenir debout la chronologie du MCU. Et ce n’est pas un petit détail.
Quatre ans d’ellipse, et un Peter Parker laissé seul
Spider-Man: Brand New Day, attendu le 31 juillet 2026 au cinéma, reprend l’histoire avec un saut de quatre ans après Spider-Man: No Way Home. Rien que ça. Pour le public, ça veut dire une chose assez brutale : Peter Parker a donc vécu des années totalement seul après avoir été effacé de la mémoire de tout le monde.
Ce choix oblige aussi le film à rattraper pas mal d’éléments au passage. Qui joue Sadie Sink, ce qui se passe avec l’évolution apparemment étrange des pouvoirs de Peter, et surtout dans quel état on retrouve les personnages quand l’histoire redémarre. Résultat, le film ne revient pas simplement avec un nouveau chapitre, il revient avec un trou narratif à combler.
Tom Holland défend un choix très calculé
De son côté, Tom Holland assume complètement la manœuvre. L’acteur britannique a expliqué que l’une des raisons de cette longue pause entre No Way Home et Brand New Day, c’était de laisser les personnages grandir hors écran, et que les fans de la franchise originale verraient d’emblée une version différente de ces personnages.
Sur le papier, ça se tient. On évite les années fac de Peter, MJ et Ned, et on installe directement une nouvelle phase de leur vie. Et, soyons honnêtes, voir Tom Holland, 30 ans aujourd’hui, jouer un héros beaucoup plus jeune encore longtemps, ça aurait fini par grincer un peu.
Le MCU n’avait vraiment pas besoin d’un nouveau casse-tête
Là où ça coince, c’est que le MCU traîne déjà ses propres bugs de calendrier. Entre Avengers: Infinity War et Avengers: Endgame, cinq ans passent. Pourtant, dans les films Spider-Man, personne ne vieillit vraiment à l’écran. Et la gymnastique entre Captain America: Civil War et Spider-Man: Homecoming avait déjà laissé pas mal de fans perplexes.
Ajouter une nouvelle ellipse de plusieurs années par-dessus tout ça, clairement, ne simplifie rien. Ça peut même accentuer un vieux défaut du MCU, cette tendance à demander au public de faire lui-même une partie du boulot.
La clé se cache peut-être du côté d’Avengers: Doomsday
Mais il y a peut-être une explication plus stratégique derrière ce bond dans le temps. Brand New Day pourrait être directement lié à Avengers: Doomsday, voire se dérouler juste avant pour enchaîner presque immédiatement.
Si c’est bien le plan, ce saut temporel devient tout de suite plus logique. Sinon, Marvel s’offre un problème de continuité de plus, ce qui n’était quand même pas indispensable.