Philippe Etchebest : ses prises de position à quelques jours du déconfinement
Le chef étoilé pourra bientôt rouvrir ses établissements et terrasse, aussi en profite-t-il pour annoncer le programme.
Tout au long de l’année 2020 et jusqu’à aujourd’hui, Philippe Etchebest a été un des plus prolixes critiques des restrictions gouvernementales mises en place lors des confinements successifs. Après avoir interpelé Emmanuel Macron en juin 2020 et confié souffrir financièrement du confinement, il déclarait percevoir la fermeture des restaurants comme une stigmatisation.
« Les modalités changent tout le temps »
Propriétaire de restaurants dans le cœur de Bordeaux, il déplorait sur le plateau de Laurent Delahousse le manque d’aide du gouvernement mais aussi le manque de cohérence, lançant : « Qu’est ce qui va se passer après 22h ? Le virus va s’arrêter de circuler ? Je n’y crois pas une seconde ». Début janvier encore, il regrettait le report de l’ouverture des restaurants avant de réclamer un confinement court mais strict afin d’affecter pour de bon la circulation du virus en France. Il n’a pas été entendu mais a pris, sans autre possibilité, son mal en patience. Avec l’annonce de la réouverture des bars et restaurant ce 19 mai et de la modification du couvre-feu (à partir de 21h), il doit jubiler.
Dans les colonnes du Journal du dimanche, il confiait hier ses projets : « Je continue la vente à emporter, et si les gens veulent s’asseoir, ma terrasse sera ouverte mais sans service. Je préfère attendre le 9 juin pour pouvoir ouvrir à l’intérieur. La jauge de 50% imposée aux terrasses ne veut rien dire, c’est flou. Rouvrir avec 1,50 mètre entre les tables, ce serait plus précis. » Pour le chef, l’important est de rester prudent et de prendre du recul quant à ces nouvelles dispositions, que ne sont pas applicables à tous les restaurateurs : « Les modalités changent tout le temps, donc moi, je reste extrêmement prudent. Imaginez-vous rouvrir une grosse machine, refaire une carte, faire revenir tout le personnel mais finalement devoir annuler et jeter de la marchandise parce qu’il pleut ? Impossible. Et puis tout le monde n’est pas concerné : à peine 40% des restaurateurs en France ont une terrasse. » De quoi rendre le chef dubitatif.
